Protège-mains Sendhit Nock 

7.9
/10

Même s’ils ne sont pas les plus connus du genre, les protège-mains Sendhit Nock proposent des solutions innovantes. Plus enveloppants, ils sont aussi réglables au niveau de l’écartement entre les mains et les leviers et sont équipés d’une mousse dans chaque coque pour absorber les chocs. Après plusieurs mois de roulage, nous sommes en mesure de vous donner notre avis sur le produit.

Par Chris Caprin

Protège-mains Sendhit Nock

  • Prix : 69,99 euros
  • Poids : 169 g la paire
  • Construction : patte de fixation en aluminium usiné CNC, coque en nylon polyamide résistant, stickers de qualité (400 microns)
  • Dimensions : patte de 10 mm de large au niveau de la fixation au guidon et de 60 mm de long. Coques : 150×70 mm
  • Lien : www.sendhit.net

Est-ce pertinent ?

Technologiquement parlant, j’ai bien aimé le renfort en mousse à l’intérieur de la coque qui amortit les chocs sur les phalanges et sur les leviers en cas d’impact. Bien vu également l’ajustement sur 12 mm qui permet de régler la distance des coques en fonction de la taille des mains du pilote et du type de leviers de frein qui équipe son VTT. On remarque aussi que la coque assez volumineuse a l’avantage de couvrir quasiment toute la main lorsqu’elle fléchit et se déforme en cas d’impact.

De plus, le packaging est vraiment réussi, avec, à l’intérieur de la boîte, 2 coques (gauche et droite), 2 pattes de fixation au guidon, un sachet de vis et écrous pour fixer les coques, une petite planche de stickers de protection et de personnalisation, une lingette nettoyante et un manuel de montage. Sympa et bien pensé, tout comme les 14 stickers de différentes couleurs qui permettent d’accorder harmonieusement ses protège-mains avec le vélo.

Qu’en est-il sur le terrain ?

L’avantage dans le Var, c’est que les sentiers ont beau être à peu près entretenus, ce n’est pas pour autant qu’ils sont ouverts et relativement larges… Ce qui fait que pour tester des protège-mains, il n’est pas utile d’aller chercher à taper dans les branches et dans les épineux, ce sont plutôt eux qui viennent à votre rencontre !

Même si j’ai trouvé les Nock assez encombrants et le design un peu grossier, il faut avouer qu’une fois sur le terrain, la protection est efficace. Le devant de la main est parfaitement enveloppé – rien ne dépasse en cas de petits impacts – et sur les plus gros chocs où la coque se plie (tronc d’arbres, rochers), la mousse de renfort à l’intérieur vient bien protéger les leviers et les phalanges.

Côté réglages, la possibilité de modifier l’écartement entre les coques et la main est aussi un avantage, sachant que la morphologie de chacun est différente, tout comme la façon de régler la position de ses leviers.

Enfin, j’ai trouvé aussi que le plastique des coques relativement souple se déforme facilement en cas de choc ou de chute – pour revenir ensuite à sa position initiale. Cela ne veut pas dire qu’elles sont incassables, mais en tout cas, la plupart du temps, ça a l’air de plier sans se rompre.

Est-ce utile ?

La question en matière de protection n’est pas de savoir si c’est utile… Dans la mesure où l’on ne tombe pas, on pourrait s’en passer. Mais comme en tout-terrain, on n’est jamais sûr de rien, finalement, ça peut toujours servir ! Et dans le cas des protège-mains, à VTT, quand on sait que les sentiers que l’on emprunte sont souvent hostiles (branches, arbres, épineux, roches…) et la plupart du temps assez étroits, dans certaines régions comme le Sud-Est de la France, c’est carrément obligatoire.

En clair, si vous avez l’habitude d’emprunter des chemins de chèvres très techniques et vraiment sinueux où il n’est pas rare de taper dans les buissons, les protège-mains pourront non seulement vous permettre de protéger vos phalanges des différents impacts, mais également d’empêcher vos leviers de s’accrocher dans des branches ou des petites lianes et d’actionner les freins brutalement de manière inopinée… Sans parler qu’en cas de chute, ils seront forcément protégés par la coque en plastique en touchant le sol.

Donc, oui, c’est utile, surtout en fonction de sa pratique et de la région où l’on roule.

Quelle durée de vie ?

Sur les éléments de protections, que ce soit pour le pilote ou pour sa machine, la question ne se pose pas vraiment… En cas d’impact, l’essentiel est bien d’éviter de se blesser ou éventuellement d’endommager les leviers de freins. Par conséquent, si l’on n’a pas de chance, la coque ou la patte peuvent se briser pendant le choc ou la chute. Pour cela, un seul moyen pour limiter les risques de casse : ne pas serrer trop fort la fixation des pattes sur le cintre. Ainsi, lors d’un impact, l’ensemble du protège-mains pourra tourner et rester entier. Notez que l’astuce est aussi valable pour les leviers de freins !

Malgré tout, en cas de casse, précisons que pendant une période de deux ans après l’achat et sur présentation de la facture, Sendhit propose de remplacer les pièces endommagées à un tarif préférentiel.

Ce qui peut progresser ?

A l’utilisation, comme je l’ai déjà dit plus haut, j’ai trouvé l’ensemble un peu trop imposant, pas assez compact… Il y a un petit côté “mastoc” des coques qui m’a paru un poil déplacé sur un VTT – surtout par rapport au principal concurrent dont les lignes sont nettement plus harmonieuses.

A l’inverse, la taille des vis de serrage des pattes sur le guidon est à mon avis trop petite. En tout cas, il aurait été plus judicieux d’utiliser un six-pans creux un poil plus balèze, c’est-à-dire au moins du 4 mm.

Vis-à-vis de la concurrence ?

Parmi les modèles les plus facilement disponibles, on trouve ceux de la marque AVS, créés il y a quelques années par l’ancien champion du monde de vitesse moto en 125, Arnaud Vincent. Le prix varie entre 54 et 65 euros selon les modèles (avec kit déco autocollant ou pas) et leur look, tout comme la variété de couleurs disponibles, font du produit une référence dans sa catégorie.

Encore plus volumineux que les Nock, il existe aussi les MRWolf Recchie à 49 euros au design très enveloppant et dont les coques en plastique englobent encore plus les leviers. Personnellement, je les trouve un peu trop encombrants pour un VTT d’enduro et même un VTTAE…

Est-ce que ça les vaut ?

Si le tarif des Nock est un poil au-dessus de la concurrence, le prix se situe néanmoins dans la moyenne de ce que l’on trouve sur le marché. Alors vu les solutions techniques que la marque propose et avec la garantie de pouvoir disposer d’un remplacement des pièces cassées à un tarif préférentiel pendant deux ans, on va donc dire que, oui, dans l’ensemble, ça les vaut… 

Conclusion
Moi qui roule toujours à VTT avec des protège-mains depuis de nombreuses années, j’avoue ne pas avoir été dépaysé par les Sendhit Nock. De plus, la marque française propose des solutions innovantes, ce qui ne gâche rien. En effet, plus enveloppants, ils sont aussi réglables au niveau de l’écartement entre les mains et les leviers, tout en étant équipés d’une mousse dans chaque coque pour absorber les chocs. On peut donc dire que l’on a affaire à un produit abouti et fiable, qui, selon la région où l’on habite, passe carrément du superflu à l’indispensable !
Pertinent ?
9
Pratique ?
9
Utile ?
6
Durable ?
8
Abouti ?
9
Concurrentiel ?
7
Bon marché ?
7.5
Principales qualités
Large protection de la main
Réglage de l’écartement coque/main
Mousse de protection interne
Coques en plastique souple déformable
Kit de stickers avec un grand choix de couleurs
Principaux défauts
Vis de serrage un peu petite
Coques un poil trop volumineuses
7.9
/10
  1. Chris, en bon varois comme moi, achète surement local pour favoriser le circuit court et diminuer son empreinte carbone.
    Mes AVS résistent bien aux branches de bruyère et aux chutes aussi.

  2. Sendhit est une société locale aussi, ils sont dans le 06.
    Je n’ai jamais monté les AVS que je trouvais vraiment particulières avec leur design arrondi minimaliste et j’ai désormais les Sendhit dont je suis vraiment satisfait en pratique comme en esthétique. En effet ça protège vraiment bien, surtout la mousse intérieure quand l’impact n’est pas qu’une petite branche. On sent alors un bon contact sur les phalanges mais pas de bobos malgré l’impact violent. C’est subjectif tant qu’on y a pas eu droit et ensuite on se dit que c’était une trés bonne idée…

  3. Petit truc pour éviter la casse des cocottes qui est quasi systématique en enduro moto:
    Mettre du ruban Téflon blanc qui sert pour la plomberie.
    Ça permet de serrer au couple mais ça tourne quand ça touche .

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.