Essai du Mondraker Neat R

Un sacré châssis !

Même si le nouveau Mondraker Neat ne correspond pas tout à fait à ma vision du VTTAE et que l’assistance fournie par le système de motorisation TQ HPR50 est un peu trop légère à mon goût, j’avoue que j’ai néanmoins eu une profonde envie d’essayer l’engin… Et j’ai rudement bien fait, car j’ai découvert un vélo particulièrement réussi et doté d’un sacré châssis qui, dans un monde parfait, aurait juste mérité une motorisation un peu plus performante… J’ai néanmoins décidé de garder l’esprit ouvert, de m’en accommoder et je me suis finalement bien régalé ! Impressions…

Par Chris Caprin – Photos : Chris Caprin et Fabergé

essai mondraker neat r

Mondraker Neat R

  • Usage all mountain/enduro light
  • Roues de 29 pouces AV et AR
  • Débattement : 160 mm AV et 150 AR
  • Cadre en carbone Stealth Air Zero Suspension
  • Reach 470 mm et Stack 626 mm en taille M, offset (déport de fourche) 44 mm
  • Motorisation TQ HPR50 300 watts de puissance maxi, couple de 50 Nm
  • Batterie TQ de 360 Wh (+ range extender de 160 Wh)
  • Commande au guidon et console OLED intégrée dans le top tube
  • Modes d’assistance : 3 (Eco, Mid, High) + assistance à la marche
  • Système pour réglages moteur personnalisés et connectivités : oui, avec l’application TQ E-Bike  téléchargeable sur smartphone via l’application Apple ou Google Play, compatible Garmin, Hammerhead et Wahoo
  • Pneus Maxxis Minion DHF 29×2.50 EXO + AV et Minion DHR II 29×2.40 EXO + AR
  • 4 tailles (S, M, L, XL)
  • 3 modèles à 7 999, 9 999 et 11 999 euros
  • Prix du modèle testé : 7 999 euros
  • Poids : 18,95 kg (taille M)
  • Lien : www.mondraker.com

Dans son dossier de presse, Mondraker présente le Neat comme un VTTAE stylé, aux lignes remarquables, doté d’une géométrie moderne et généreuse. Un vélo à assistance légère capable de vous accompagner partout et en toutes circonstances grâce à sa cinématique de suspension Zero qui sait filtrer tous les types de terrains et encaisser les styles de pilotages les plus agressifs…

Une sorte de Foxy motorisé en 150/160 de débattement et roues de 29 pouces, mais pourvu d’une nouvelle cinématique et d’une architecture de cadre remaniée, qui laissent entrevoir ce à quoi devraient ressembler les futurs modèles all mountain et enduro de chez Mondraker…

essai mondraker neat

Côté motorisation, le Neat adopte l’ensemble TQ-HPR50 (50 Nm) particulièrement léger, compact, à l’assistance très naturelle et quasiment dépourvue de friction ou de bruit parasite de fonctionnement.

Enfin, concernant la console et la commande, on découvre un écran intégré au tube supérieur et une manette au guidon minimaliste, alors que pour la batterie, on est sur du 360 Wh avec Range Extender de 160 Wh en option. Celui-ci vient se fixer sur un porte-bidon aimanté de type FidLock bien pratique.

Composants

Outre les suspensions Fox Performance en 160 et 150 mm de débattement, on est en face d’un équipement assez sympa qui correspond en gros à l’esprit léger du bike et à son programme. C’est ainsi que l’on trouve une transmission Sram GX Eagle, des freins Sram G2 R quatre pistons, un pédalier E-Thirteen avec manivelles en 165 et plateau de 34 dents, des roues Mavic E-Crossride 29 pouces montées avec des pneus Maxxis Minion DHF et DHR, assez légers mais pas trop, qui conviennent bien pour une utilisation en vrai tout-terrain.

Pour le reste des composants, on est sur la même base que le Crafty XR milieu de gamme, avec une potence, un cintre, des poignées Lock-On, et une tige de selle télescopique OnOff, ainsi qu’une selle Fizik Terra Aidon Slim plutôt confortable et relativement en phase avec le programme du vélo, même si on aurait préféré le modèle Aidon classique, plus adapté au VTTAE. 

Suspensions

Sur ce cadre en carbone Foward Geometry qui dispose de 150 mm de débattement à l’arrière, on dispose d’une nouvelle forme de la Zero Suspension chère à la marque espagnole, avec un amortisseur Fox Float X Performance qui traverse le bas du tube de selle, aalors qu’à l’avant, on trouve une fourche Fox 36 Performance Fit Grip. Un ensemble cohérent pour un gros all mountain proche du petit enduro…

Une fois le réglage des Sag effectué (entre 20 et 25 % environ), il suffit donc d’affiner légèrement, ce qui n’est pas bien compliqué vu le nombre réduit des possibilités en externe. Je suis donc parti dans l’idée d’avoir des suspensions qui fonctionnent de manière homogène et progressive sur l’intégralité du débattement, en allant presque jusqu’à la limite du talonnage. Effectivement, avec un un cadre full carbone et en évoluant sur un terrain cassant comme nous avons dans le Centre Var, il est préférable de privilégier le confort et la motricité… Pour un pilote de 70 kilos, voilà ce que je conseille.

Fourche Fox 36 Performance Elite Fit Grip 160

  • 2 tokens
  • 80 psi pour un Sag entre 20 et 25 %
  • Blocage : ouvert
  • Rebond : – 14 du plus fermé (sur 16 clics)

Amortisseur Fox Float X Performance Elite 150

  • 155 psi pour un Sag d’environ 30 %
  • Blocage : ouvert
  • Rebond : – 6 du plus fermé (sur 14 clics)
Moteur et batterie

Pour motoriser le Neat, Mondraker a décidé de porter son choix sur le système qui conviendrait le mieux à sa philosophie, à savoir le nouveau TQ HPR50. “Technologie in Qualität”, c’est de là que provient le nom de TQ, une compagnie allemande et plus particulièrement Bavaroise, qui évolue dans le domaine de la robotique aérospatiale et médicale depuis maintenant 30 ans.

On se souvient également de la collaboration de TQ avec Haibike sur le concept FLYON HPR 120S, une motorisation originale équipée d’un engrenage à onde de déformation spécifique et disposant d’un couple exceptionnel de 120 Nm. Mais aujourd’hui, après avoir visé la puissance extrême, avec le moteur HPR50, TQ fait désormais dans le minimalisme et s’est engagé à fournir le meilleur de sa technologie pour tous les amateurs d’assistance légère. C’est globalement ce qui a séduit des marques comme Trek, Scott ou Mondraker lors du premier contact à l’Eurobike Show, tout comme le dynamisme et la réactivité de la marque. 

C’est évidemment ce petit bloc particulièrement compact qui équipe aujourd’hui le Neat R et permet – dans un premier temps – de donner l’impression visuelle que le vélo n’a pas de moteur. Quant au Q-Factor (l’écartement entre les deux manivelles), il est bien évidemment au plus proche de ce que propose habituellement un VTT sans assistance électrique (135 mm).

Avec ses 3,9 kg, le groupe propulseur complet composé du moteur, de la batterie (démontable) de 360 Wh, de la console OLED intégrée et de la commande au guidon est aujourd’hui le plus léger du marché. C’est aussi le moins encombrant et, par conséquent, le plus facile à placer où l’on veut et comme on veut dans le cadre d’un vélo.

De plus, les ingénieurs allemands ont énormément travaillé sur le côté silencieux de la motorisation. Avec un système compact et très solide qui tourne trois fois moins vite en tours/minute que la concurrence, le bruit en quasiment réduit d’autant. Simple et efficace. Quasiment invisible et extrêmement silencieux. De quoi faire rêver les pratiquants les plus exigeants qui aiment la discrétion et ne supportent pas les machines encombrantes de 25 kilos équipées d’un moteur qui siffle ou qui ronronne lorsqu’il est sollicité à pleine charge.

Côté batterie, avec 360 Wh, l’autonomie n’est pas énorme, mais toutefois, pour les rouleurs au long cours, un range extender de 160 Wh est disponible pour faire monter l’autonomie à 520 Wh.

Tout cela donne donc un moteur très compact, idéalement centré autour du boîtier de pédalier et avec une batterie légère qui ne monte pas trop haut dans le tube diagonal… Quasiment l’idéal lorsque l’on souhaite proposer un VTTAE all mountain le plus léger possible. Et avec ses 19,2 kg sur la balance, le Mondraker Neat R n’est pas mal placé du tout.

De plus, contrairement à la plupart des VTT à assistance électrique tout-suspendus, sur ce Neat, il n’est pas nécessaire de choisir entre rallonger sa sortie ou s’hydrater correctement. Grâce à la nouvelle position de l’amortisseur, il y a suffisamment de place pour loger à la fois la batterie externe sur le tube diagonal et un bidon sous le top tube.

Sur le terrain

Comportement du moteur

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas vraiment aimé la motorisation TQ HPR50, ou tout du moins sa cartographie selon moi perfectible…

Car même une fois les curseurs de paramétrages montés de manière raisonnable, en mode Eco, on a finalement une assistance qui reste très minimaliste. Un peu comme si on roulait sur un VTT sans moteur avec un léger vent dans le dos ! Sur le plat ou en faux-plat, dès que l’on prend de la vitesse et que l’on adopte une cadence de pédalage assez élevée (entre 90 et 100 tr/mn), c’est là que le moteur s’exprime le mieux. Auparavant, si l’on n’est pas positionné sur les pignons du milieu de la cassette, ça a quand même du mal à démarrer, mais une fois que le bon rythme est trouvé, heureusement, ça part enfin. Attention, ce n’est pas une fusée, loin de là, mais du moment que la pente n’augmente pas des masses, on va dire que c’est plutôt agréable et convenable.

Seulement même avec un VTTAE dynamique que le Neat, quand ça monte, à moins de se mettre en mode Mid et surtout en High, puis de tourner les jambes sur les trois ou quatre plus grands pignons de la cassette, en vrai tout-terrain, l’assistance est vraiment trop légère pour le poids et le programme du vélo. Si l’on se contente de remonter des pistes roulante, évidemment, on force nettement moins que sur un VTT sans moteur, c’est sûr, mais autrement, on évolue trop au ralenti dans les portions raides, ce qui est loin d’être l’idéal lors des franchissements.

Globalement, je dirais que le comportement du moteur TQ monté dans le cadre Mondraker Neat R se situe dans la lignée de celui du Trek EXe. Pas si désagréable que ça, mais un peu mou et très spécial à prendre en main, y compris lorsque l’on est habitué à rouler sur des VTTAE équipés d’autres motorisations light, comme le Shimano RS, le Fazua Ride 60 ou le très réussi Bosch Performance SX.

Et si je n’ai aucun doute sur les capacités de ce moteur haute technologie à fournir ponctuellement une assistance digne de ce nom – sans pour autant “effrayer” le pratiquant qui décide pour la première fois d’abandonner le musculaire –, en revanche, je le répète, il lui manque un mode Extra Power (comme sur le Fazua Ride 60) pour qu’il soit nettement mieux adaptée au VTT technique en montée… Sans parler des petits détails qui ont permis à nos VTTAE d’évoluer progressivement depuis des années…

A savoir, une assistance qui continue une fraction de seconde lorsque l’on arrête de pédaler (Extended Boost), des capteurs qui donnent davantage de puissance et de couple au fur et à mesure que la pente augmente, un démarrage en côte plus facile quel que soit le braquet utilisé ou la gestion des accélérations/décélérations intempestives que l’on subit régulièrement lors d’une utilisation en vrai tout-terrain si l’on n’adopte pas une cadence de pédalage élevée. 

Impossible en revanche de passer sous silence la grande discrétion du moteur. Sa technologie interne, son couple réduit de 50 Nm et sa puissance limitée jouent en sa faveur. En tout cas, le léger sifflement que l’on distingue à moyenne et pleine charge est vraiment très faible… Bravo.

Mes réglages…

Pour avoir une assistance optimale sans taper trop dans la batterie non plus, voici les réglages que je préconise…

Autonomie

Pour une utilisation en colline technique (et pas en montagne, je précise), du genre lunch ride court et intense, en 1 h 30, j’ai parcouru 27 km pour 820 m de D+… Et dans le cadre d’une balade plus calme entre potes, avec 30 % en mode Mid, 40 % en Eco et 30 % en High, il m’a fallu 35 km et 650 m de dénivelé positif pour venir à bout des 360 Wh de la petite batterie intégrée… Attention tout de même, une bonne gestion de la cadence de pédalage, tout comme celle des moments où l’on peut couper l’assistance, aident forcément à atteindre ce résultat qui n’est pas non plus extraordinaire.

Je précise également qu’à partir des 40 derniers pourcents, le niveau de la batterie descend nettement plus rapidement et qu’arrivé à 10 %, quand la dernière barre clignote, le moteur se met directement en mode survie sur Eco. Ça peut aider à rentrer, certes, mais il ne faut pas que ça monte trop raide ! En revanche, le temps de recharge de moins de trois heures est appréciable.

A la montée

C’est sûr que si l’on est habitué à la puissance et au couple d’un moteur classique comme le Bosch CX que l’on trouve sur le Crafty XR (et je ne parle même pas du modèle Race..), il y a tout de même une sacrée différence de comportement. La motorisation ne permet pas d’aller vite dans les montées et de franchir les obstacles – si ce n’est en force – tout du moins à une cadence décente… C’est le propre d’une assistance légère.

Il est donc conseillé de se concentrer sur l’équilibre et la technique de franchissement à l’ancienne, c’est-à-dire celle que l’on utilise avec un VTT sans assistance. Cela veut dire se mettre en mode High, mouliner sur les deux ou trois derniers pignons en haut de la cassette et passer les obstacles en aidant le vélo avec son corps en donnant de bonnes impulsions. Entre force et équilibre.

Et si l’on applique au mieux ces règles de base, pour peu que l’on ait réglé les paramètres moteur de manière à obtenir une puissance douce mais régulière et à condition d’avoir une bonne vélocité au pédalage et une bonne technique de pilotage, le résultat est assez convaincant… Grâce à ses roues de 29 pouces, sa rigidité impressionnante, son poids très raisonnable et son excellente motricité, le Neat R parvient tout de même à gravir de belles portions techniques et assez raides.

Mais quoi qu’il advienne, n’oubliez pas qu’avec un moteur aussi léger et compact que le TQ, les performances en franchissement sont vraiment très éloignées de celle d’un full power ! Il faut le savoir, car si avec ses 5 kilos de moins, ce Mondraker Neat est une belle passerelle entre le musculaire et le VTT à assistance électrique, en revanche, il n’aura jamais ni le comportement, ni les aptitudes en montée, d’un VTTAE plus puissant… Sans chercher la difficulté, il vous permettra de remonter tranquillement au sommet d’une DH permanente ou d’un bike park, pour ensuite vous régaler en descente.

En descente

Et se régaler, c’est presque un euphémisme, tellement le vélo est efficace en descente. Il m’a vraiment impressionné et si l’on retrouve les qualités de la Foward Geometry que l’on connait et apprécie, le nouveau système de suspension arrière, lui, m’a paru nettement meilleur, plus progressif et plus sensible par rapport à celui que l’on retrouve sur le Crafty XR. Un vrai régal dans toutes les conditions.

C’est bien simple, grâce à sa légèreté et son excellente répartition des masses, on oublie carrément la présence d’un moteur et d’une batterie (même si celle-ci ne fait que 360 Wh), pour finalement dévaler les pentes en pilotant comme si l’on était au guidon d’un bon enduro classique, une certaine stabilité en plus.

Le vélo est vif, agile, et même si l’avant est encore un poli lourd, on lève la roue facilement et les wheelings et autres bunny-ups sont vraiment faciles à exécuter.

De plus, il se place admirablement bien dans les virages, reste maniable et permet de tourner dans un mouchoir de poche en faisant facilement pivoter l’arrière-train d’une épingle à l’autre. Et c’est là que je me suis dit que j’étais bien content de disposer d’un taille M plutôt qu’un L… D’autant plus que lorsque le rythme s’accélère, que les courbes s’élargissent et que l’on attaque davantage en appui sur l’angle, la stabilité et la précision de la trajectoire du Neat sont tout aussi impressionnantes. Les roues de 29 pouces n’y sont pas étrangères et même si la carcasse et la gomme des pneus d’origine ne sont pas tout à fait adaptées à un pilotage sportif et un peu incisif en descente, finalement, la géométrie, la taille des roues et le fonctionnement irréprochable des suspensions Fox Performance (et de la cinématique Zero Suspension…) font que l’on peut déjà envoyer assez fort sans arrière-pensées.

Le seul vrai petit bémol se situe en fait au niveau du freinage, qui, avec les Sram G2 R, n’est pas vraiment au niveau des capacités du bike. Heureusement, même dans les zones de freinage relativement défoncées, le vélo est très sain, reste bien en ligne possède un bon grip et cela compense un peu le manque de mordant des G2…

Autrement, je vous confirme encore une fois que lorsque l’on veut taquiner les limites, la Foward Geometry et le nouveau système de suspension encaissent sans problème la fougue du pilote !

Croyez-moi, si l’on se prend au jeu, on a entre les mains un sacré engin capable de s’attaquer à de belles spéciales d’enduro… et qui n’aura pas à rougir face à des VTTAE plus spécialisés dans la discipline.

Points forts / faibles

Points forts

  • Finition du cadre
  • Rigidité
  • Comportement en descente
  • Nouveau châssis extrêmement réussi
  • Suspension arrière au top
  • Vivacité et précision
  • Poids raisonnable vu le programme du vélo

Point faible

  • Autonomie
  • Manque de couple et de puissance en montée
  • Freins Sram G2 très moyens

Qu’en penser ?

Bien sûr, je n’ai pas vraiment trouvé mon compte en montée avec cette motorisation TQ, plus apte à assister un VTTAE de XC ou un Gravel, qu’un modèle somme toute assez proche d’un petit enduro… Seulement avec l’habitude, au fur et à mesure des sorties, je me suis adapté au performance du petit moteur et en m’appuyant sur les nombreuses qualités de la partie-cycle du Mondraker Neat, je suis parvenu à en tirer le meilleur, pour finalement bien me faire plaisir à son guidon – y compris dans du relativement technique.

Car c’est bien le cadre de ce vélo avec sa cinématique légèrement modifiée qui permet de faire oublier le manque de puissance et de couple en montée. Le Neat possède cette capacité à aider son pilote dans les passages difficiles qu’on ne retrouve que rarement.

Et en descente, c’est forcément là qu’il s’exprime le mieux, avec la sensation de rouler sur un VTT d’enduro sans moteur. Stable, maniable, vif et précis, il reste tout de même assez confortable en dépit d’une grande rigidité. Bref, je me suis bien régalé à son guidon et je peux dire qu’au bout du compte, me concernant, c’est une belle surprise !

Vis-à-vis de la concurrence…

Avec sensiblement le même programme et un débattement similaire, Le Trek Fuel EXe 8 GX AXS à 7 499 euros se veut le concurrent direct du Mondraker Neat R. Un VTT à assistance légère qui se comporte très bien en descente lui aussi et que l’on avait eu l’occasion de tester l’an dernier

La gamme Mondraker Neat

En 2024, on pourra trouver trois modèles de Mondraker Neat dans les magasins…

  1. Bonsoir Chris
    Merci pour ce retour complet sur cet beau Mondraker Neat.

    Lors de précédent commentaires, vous émettiez des réserves sur d’éventuelles surchauffes moteur pour ces petites unités , lors d’utilisations intensives.
    Est-ce quelques choses que vous avez observé lors de cet été ?

    Merci

    1. Salut,
      Eh bien non… Le fait est qu’une assistance légère avec peu de couple et une puissance en crête relativement faible réduit les risques de surchauffe.
      Et l’on a beau lui en demander le maximum, celui-ci n’est de toute façon pas très élevé !
      Ceci explique peut-être cela. Mais ce n’est que mon expérience…
      A +

      1. Merci pour le retour 👍
        Si je résume rapidement le ressenti du test :
        Monter sur pistes roulantes avec un bon rythme à la pedale = plage d’utilisation optimale du moteur

        Franchissement technique et sentiers escapés pour rejoindre un singletrack = on retrouve les sensations d’un vtt musculaire

  2. Je pense que tu n’a pas perçu les subtilités de cette motorisation, ni le pourquoi ou le comment. Et enfin peut être pas la condition physique pour lui ( absolument rien de péjoratif). Cette motorisation s’exprime justement au travers d’une programmation bluffante. La plus musculaire des motorisations ( de loin ) avec ces capacités dans le D+ technique par exemple a faire pâlir les gros (et j’insiste sur ce point). Si le bonhomme donne … Le TQ donne donne d’une magnifique manière. Par contre c’est le total opposé à un Bosch cx par exemple en terme de ressenti ( effet mobylette whaou). Et c’est la que l’objectivité arrive. Ce n’est pas parce qu’on a pas les capacités pour une motorisation qu’elle n’est bonne. Je roule personnellement sur du DYNAME4, du performance Cx, du Ep8rs, et si le TQ n’est pas celui qui me fera aller le plus vite ou le plus loin, c’est clairement celui qui me donnera les plus belles sensations,et le meilleur ressentit.

  3. Petit complément. L’intégration offerte par cette motorisation et le silence quasi absolue ne sont pas anodin. Encore un fois, ce sont juste des caractéristiques mais celles qui vont les plus loin de toute les motorisations confondues.

    Pour terminer … L’autonomie : c’est a mon sens, le “point faible” de ce TQ, mais qui reste malgré tout honorable. En moyenne avec 360wh, en terrain technique ardéchois/Pilat(42), on table sur 35 kms/1400 D+ pour arriver a la fin de la batterie (env 85 % en mode eco, pilote 78 kgs, réglage eco 120wh/puissance 100%). Avec un extender, on doit taquiner les 2000 m de D+ ce qui amène quand même a un bon panel de possibilitées.
    Point important pas assez abordé : pour qui et pourquoi ?
    -}Pour des personnes qui veulent passer sur une assistance ( aide) dans dans leur pratique du VTT tout en gardant des sensation les plus proches possible de leur pratique musculaire ( intégration/silence/sensations/ ressentit/plaisir ).
    -}pour rouler seul ou pour rouler avec des amis qui sont encore en musculaire quand on n’a plus la capacité physique de les suivre
    –}par contre, en aucun cas pour rouler avec des amis qui ont une motorisation plus importante .

    1. François, tout d’abord bonjour.
      Après, rassure-toi, j’ai très bien perçu toutes les subtilités de cette motorisation…
      Et si avec la dose de vélo que je m’infuse depuis des années pour mes essais, je n’ai pas le physique ou la technique pour apprécier les performances du moteur TQ, alors honnêtement, il n’y a pas beaucoup de pratiquants qui doivent avoir cette chance !
      Quant à savoir pour qui est destiné ce type de VTTAE, je pense que c’est bien précisé et suffisamment compréhensible dans l’essai.
      Ceci dit, «chacun ses goûts» et on a surtout le droit d’avoir des préférences…
      A ce titre je les assume complètement.
      Bon ride – quel que soit le flacon et pourvu que l’on ait l’ivresse !

      1. Bonjour Chris,

        Merci pour ta réponse.
        C’est là que tu oublies que SI tu as la grande chance d’essayer beaucoup de vélo depuis bon nombre d’années, c’est que certainement d’autres l’ont aussi….
        Il n’y a personne d’unique sur cette belle planète…..

        Je dirai également que pour pouvoir critiquer je pense qu’il faut soit même être en mesure d’accepter la critique lorsqu’elle est constructive.

        Tu es pro “grosse assistance” et cela se ressent au travers de tes différents essais. Si on veut rester objectif, il faut savoir faire un pas de recul. Pourquoi je trouve ce moteur un poil “anémique” ? D’autres ont t’ils ce ressentit ? Mon profil personnel rentre t’il dans ce type de motorisation ? Si pas .. alors il faut être encore plus objectif …

        Entre expliquer qu’un moteur est anémique, et expliquer qu’il n’entre pas des ton cahier des charges personnelles(donc préférence), il y a une nuance.

        Si mon petit commentaire peut te faire avancer, tant mieux, si pas, ce n’est pas bien grave en soit. Le principal est que chacun s’y retrouve en lisant et je conclurais que pour ce type de vélo, l’essai est très conseillé voir presque indispensable . On peut être surpris dans les 2 sens ..

        Bon ride a toi et bons essais !

        1. Je tiens à préciser quand même qu’il n’y aucune animosité ou quoi que ce soit dans mes propos. C’est pour moi un simple échange entre passionnés qui ont la chance de pouvoir tester pas mal de vélos 😉. ( Et désolé pour les fautes, j’aurais pu me relire même si il était très tard ( ou tôt ).)

          Au plaisir

        2. Quand je pense que dans l’article, que ce soit dans la rubrique “en montée” ou dans la conclusion, j’écris quasiment la même chose que ce que tu me reproches de ne pas avoir dit, j’ai l’impression que tu n’as lu que ce qui te semblait un peu négatif et que tu as zappé (involontairement, j’espère) tout le positif qui ressort en général de cet essai !
          J’en resterai donc là, si tu permets… et relativiserai tes critiques.
          En tout cas, merci de nous lire, même si c’est d’un œil distrait !

        3. Sincèrement je te trouve dur
          Le retour d’essai de Chris montre justement une forme d’inflexion pour ce « petit » moteur qui semble trouver un écrin adapté grâce à la rigidité et réactivité du cadre du Neat .

          Quand on lit l’ensemble des retours sur les vttae light de Chris , je trouve que cette fois ci , il trouve une forme de cohérence dans le compromis proposé par Mondraker

      1. Tiens demain dimanche on roule dans l esterel au soleil et aprés cote de boeuf au bord de l eau quel kiff tous en full chez Chris et chez nous aussi , avec ce light meme pas on y pense,ou 25KM ?,tu me fait rire avec ton light a 100000 boules,on a 53 balais de moyenne et 72KG de M,
        On fait pas de compet mais on envoie grave,Ici le light c pourla croisette et la prom,

      2. Demandez une ouverture d’esprit :
        Helas, votre analyse du test – ou il est clairement préciser des le début le parti- pris du testeur – me semble pas vraiment faire preuve d’ouverture d’esprit .

        PS je roule souvent tkt

  4. Salut Francois, . .juste que ca me parait pas bien normal de défoncer un gars comme ca parce qu’il ne trouve pas génial, fantastique le bike que tu as acheté a 1Ok sans doute … il trouve ce moteur pas terrible, c’est son droit … Et ca ne remet pas en cause tes compétences, ton achat (?) et ton estime de toi .. c’est peut être un moteur pas terrible mais qui te convient parfaitement .. si les choses étaient binaires il n’y aurait pas besoin de tests … .tu peux lui écrire que tu n’es pas d’accord avec le résultat, mais tu n’as pas le droit de mettre en cause son niveau sans le connaitre et avoir roulé avec lui ..

  5. Et bien ça clash grave par ici..
    Perso j’ai un e zesty et il est nettement meilleur que tous ces vélos récents qui sont plus lourd et beaucoup plus cher.
    J’ai pas compris l’intérêt de payer 10k pour un vélo qui a une assistance trop faiblarde. Moi le fazua me convient parfaitement. Mais là 50nm c’est un peu comme le Specialized levo sl en 38nm…. A un moment autant rester sur un musculaire il sera 6kg moins lourd ! Pu besoin du moteur si c’est pour si peu d’assistance ! Et à ce prix de dingue

  6. Bonjour Chris,
    Tout d’abord merci pour ce test, c’est toujours intéressant à lire.
    Alors, je me permets une petite remarque. Il aurait été intéressant, en préambule d’expliquer le programme de ce vélo et plus généralement de ce type de vae, qui est une alternative au vtt classique et non pas un concurrent aux vttae full Power qui ne roulent pas dans la même catégorie.
    De ce fait, ces vélos ne sont pas destinés aux personnes qui viennent uniquement du vttae.
    Personnellement, après près de 20 ans de musculaires, ma recherche s’oriente clairement vers cette gamme de vélo et le Neat répond clairement à mes besoins (toujours pédaler mais avec ce petit plus qui permet de se sentir bien en montée et de se régaler en descente). Pour avoir tester un full power l’an dernier, ce type de vélo est « too much » (trop puissant, trop assisté, trop lourd), cela ne correspond pas à ceux qui viennent du musculaire.
    Et c’est là, je pense, l’ambiguïté du test qui exprime certains éléments en dehors de la pratique de prédilection du vélo notamment par rapport au côté « anémique » du moteur (par comparaison à un full power), alors que venant du musculaire il est tout simplement top (a condition de faire tourner les jambes, mais c’est du vélo que l’on fait et pas de la mobylette).
    Naturellement ce n’est que mon point de vue, rien de désobligeant, rassurez-vous, vous faites néanmoins un bon boulot de présentation (d’ailleurs, j’ai lu vos autres tests de vae léger).

    1. Mais y’a pas de problème, Sébastien.
      Et puisque tu as déjà lu certains de mes essais, tu dois savoir que j’ai déjà expliqué de nombreuses fois les spécificités, qualités et défauts de ces modèles Light…
      Et puis n’oublie pas que – hormis quelques nouveaux venus – nous venons TOUS du musculaire ! Ce qui ne m’empêche pas, après plus de 30 ans de pratique VTT classique, de me régaler sur un full power avec la sensation de bien pédaler quand même !
      C’est juste une autre pratique qu’il faut essayer de comprendre et d’appréhender sans la juger trop vite et à l’emporte-pièce…
      En clair, un moteur comme le TQ est simplement une aide au pédalage, alors que les Bosch CX, Shimano EP801, Brose, Sram Powertrain, Dyname 3.0 et j’en passe, permettent de repousser les limites en allant explorer des terrains inaccessibles avec des musculaires, en profitant d’une assistance solide au pédalage, certes, mais en faisant travailler sacrément son cardio et sa technique de pilotage.
      Bref, c’est un autre sport, mais ça reste du vélo et C’EST du sport !
      Voilà, tu voulais que j’explique, c’est fait…
      Bon ride à toi.

      Chris

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