Après avoir été l’une des premières marques emblématiques du VTT à la fin des années 1980, Marin a stoppé son activité avant de revenir en douceur il y a trois ans. Aujourd’hui, devant l’engouement grandissant pour le VTT à assistance électrique, le constructeur californien a décidé de lancer un premier VTTAE tout-suspendu qui correspond à l’ADN de Marin. C’est-à-dire un vrai vélo de montagne ! Curieux et un brin nostalgiques, nous avons essayé le Marin Alpine Trail E1, le modèle le plus abordable de la gamme.

 


Temps de lecture estimé : 17 minutes – Photos : Laurence Faure


 

 

Marin Alpine Trail E1

  • Usage All Mountain/Enduro
  • Roues de 29 pouces AV et 27,5+ AR
  • Débattement 160 mm AV/150 AR
  • Cadre en aluminium 4 Series
  • Reach 485 mm et Stack 631 mm en taille L, offset (déport de fourche) 44 mm
  • Motorisation Shimano E7000 250 watts, 70 Nm
  • Batterie de 504 Wh
  • Console et commande : Shimano E7000
  • Modes d’assistance : 3 (Eco, Trail, Boost) + assistance à la marche

  • Système pour réglages moteur personnalisés : oui, avec l’application E-Tube Concept téléchargeable sur smartphone
  • Pneus Maxxis 29×2.50 / 27,5×2.80
  • 4 tailles (S, M, L, XL)
  • 2 modèles à 4899 et 6199 €
  • Prix du modèle testé : 4899 €
  • Poids vérifié : 24,45 kg (sans pédales, en taille L)
  • Disponibilité immédiate pour le E1, un peu plus tard pour le E2
  • Fiche du vélo sur www.marinbikes.com

 

Marin Alpine Trail E1

Pour son premier VTTAE tout-suspendu, Marin a tenu à proposer un vélo qui ressemble à la marque et qui correspond à son image fun et sportive. Des racines qui remontent à la fin des années 1980, lorsque les pionniers du mountain bike sillonnaient les montagnes autour de San Francisco au guidon de leurs Pine Mountain, Muirwoods et autres Bear Valley.

L’idée était de se rapprocher au plus près de l’Alpine Trail d’Enduro classique et de sortir un modèle à assistance électrique capable de dévaler les pentes les plus raides, tout en étant suffisamment performant en montée pour retourner rapidement au sommet des descentes.

Un vélo avec du caractère, mais également une alternative pour tous ceux qui connaissent la marque, l’ont aimée, l’aiment encore, et souhaitent simplement passer à l’électrique. “Sans désir aucun de rentrer en compétition avec une concurrence déjà bien implantée et en étant modestes sur le nombre susceptible des ventes” nous précise-t-on en interne.

 

À quoi ça ressemble

Avec 160 mm de débattement à l’avant et 150 l’arrière, l’Alpine Trail E1 se positionne dans la catégorie des VTTAE sportifs entre le All Mountain et le petit Enduro. Son cadre en aluminium, sa batterie de 500 Wh et son moteur Shimano E7000 de première génération le placent également du côté des vélos bon marché, alors que sa géométrie plutôt typée descente, son amortisseur à ressort et ses roues dépareillés (29 pouces à l’avant, 27,5+ à l’arrière), lui donnent forcément l’image d’un vélo sportif, capable de monter correctement, certes, mais surtout d’être efficace en descente. Un Marin, quoi !

Avec ses bases courtes de 435 mm, on s’attend plutôt à un VTTAE assez vif et maniable, alors que son empattement de 1264 mm (en taille L) et son angle de direction de 63° laissent présager une belle tenue de piste et une certaine aisance dans les descentes rapides.

Enfin, l’angle de tube de selle de 78° et la hauteur de boîtier de pédalier raisonnable de 340 mm permettent tout de même de disposer d’une bonne position de pédalage, avec un pilote bien centré au-dessus du bloc moteur. Côté poste de pilotage, la potence très courte de 35 mm et le cintre de 780 mm donnent au Marin Alpine Trail E1 un petit côté Enduro qui va plutôt bien avec son style et ses composants.

Notons également qu’à cause d’un cadre particulièrement sloping, un travail sur le tube de selle a dû être fait afin de permettre le montage d’une tige de selle télescopique plus longue. Quelle que soit la taille, le débattement a pu ainsi être augmenté (150 mm), ce qui, pour un modèle All mountain/Enduro, est particulièrement bien vu.

 

Composants

Pour arrêter l’engin et pour rester sur un tarif pas trop élevé, Marin a choisi de monter une paire de freins Shimano MT420 4 pistons équipée de disques de 203 mm de diamètre. Le minimum pour une pratique engagée en descente.

La transmission est dans le même registre que les freins, à savoir du pas trop cher, mais tout de même correct pour un VTTAE sportif. On trouve ainsi un dérailleur Shimano Deore 10 vitesses monté avec une cassette de 11/46.

Du côté du train roulant, les jantes Marin tubeless ready en aluminium Double Wall d’un diamètre de 29 pouces et 32 mm de large à l’avant et 27,5 en 38 mm à l’arrière nous ont semblées peut-être un peu lourdes, mais apparemment plutôt solides. Les roues sont chaussées de pneus Maxxis Assegai EXO+ en 2.50 à l’avant et Minion DHR EXO+ en 2.80 à l’arrière.

Quant à la selle spécifique e-MTB et le poste de pilotage (cintre, potence et poignées Lock-On), ils sont également siglés Marin. Enfin, la tige de selle TranzX de 150 mm de débattement vient compléter un équipement qui semble bien adapté et cohérent pour le programme du vélo.

 

Suspensions

La suspension arrière utilise la technologie Multi Trac antipompage, qui, selon la marque, ne nécessite pas forcément de blocage sur l’amortisseur. En revanche, le système a été modifié pour fonctionner au mieux avec la motorisation Shimano et les contraintes qui vont avec. Le Multi Trac est associé à un amortisseur RockShox Super DeLuxe Coil R à ressort… Un choix un peu étrange pour un VTTAE en 150 mm de débattement, mais c’est à l’usage que nous verrons si cela s’avère judicieux ou pas.

À l’avant, la RockShox 35 Gold RL si elle n’est pas extraordinaire – a cependant le mérite de proposer un rapport qualité/prix relativement honnête. En gros, avec 4 cales dans le plongeur gauche, 70 psi d’air (pour un pilote de 70 kilos) et la détente ouverte à fond, on a suffisamment de maintien et une certaine onctuosité sur les petits chocs pour pouvoir lâcher un peu les freins en descente, tout en conservant un confort relatif.

 

Moteur et batterie

Un poil moins efficace dans les montées extrêmement raides que le E8000, le Shimano E7000 est en revanche parfois presque plus agréable que son grand frère… Moins bruyant et légèrement plus progressif dans la manière de délivrer la puissance grâce à une certaine douceur qui apporte davantage de motricité sur les terrains glissants, dans la majeure partie des cas, il fait quasiment aussi bien le job que le modèle plus haut de gamme.

Un VTTAE équipé du moteur Shimano E7000 est donc loin de disposer d’une assistance au rabais. Au contraire, dans l’ensemble, on se retrouve finalement avec un groupe propulseur moins violent et, du coup, un poil plus facile à utiliser. Ce qui peut être un atout pour les débutants et les pratiquants qui découvrent le VTTAE et n’ont pas forcément l’habitude du “coup de fouet” en montée que peut donner une assistance en mode Boost. Un bon compromis, donc, doublé d’un tarif intéressant pour les marques, qui peuvent ainsi baisser le prix de leurs VTTAE sans pour autant rogner sur la qualité et la fiabilité.

 

 

Sur le terrain – Montagnard dans l’âme !

Alors que vaut ce 1er e-bike Marin sur le terrain ?

 

Prise en main

Au départ, il est clair que le Marin Alpine Trail E1 ne renie pas ses origines. C’est donc un vrai vélo le montagne à assistance électrique, à la fois stable, sécurisant et facile à prendre en main. Il faut juste veiller à bien régler les suspensions et mettre la bonne pression dans les pneus avant de s’élancer à l’assaut des sentiers.

Car même s’il n’y a que très peu de réglages disponibles, il s’agit de ne pas passer à côté. Une bonne compression du ressort en fonction de son poids est donc indispensable (sur notre VTTAE de test, le tarage est même un peu trop important pour un pilote de moins de 70 kilos), tout comme un freinage plus accentué du rebond qui permettra d’éviter en partie les pertes d’adhérence de l’arrière en montée.
Du côté de la fourche 35, il n’y a pas de miracle et si elle fonctionne correctement, le grip et la sensibilité ne sont guère au rendez-vous si l’on souhaite disposer de suffisamment de maintien sur les freinages ou dans la pente. Il est donc préférable de mettre davantage de pression d’air si l’on ne veut pas que la suspension avant plonge trop facilement dans le fond du débattement.

Enfin, pour donner un peu plus d’onctuosité et de confort au train avant, avec un bon pneu Maxxis Assegai Exo+, on peut se permettre de descendre autour de 1 ou 1,1 bar de pression. En revanche, à l’arrière, le Minion DHR II en 2.80 reste assez fragile (même en Exo+) et sur les terrains cassants, il est plus prudent de gonfler un peu plus au détriment de la motricité et du confort. Dommage.

Pour le reste, c’est du tout bon et l’on peut dire que pour le prix, la qualité des composants reste correcte et adaptée à une pratique en montagne. Ce qui n’est pas toujours le cas sur les modèles à moins de 5000 euros que proposent certaines marques pourtant plus renommées et plus à la mode.

Après une bonne sortie de prise en main, on peut donc dire que, dans l’ensemble, ce Marin Alpine Trail E1 est plutôt cohérent en termes de géométrie et d’accessoires.

 

Comportement du moteur

Avec le Shimano Steps E7000, on dispose d’un moteur un peu moins puissant en crête, donc légèrement moins efficace dans les portions de montées raides et difficiles… Pour les pilotes les plus techniques qui recherchent toujours un peu la difficulté, je conseille de paramétrer les modes d’assistance au plus haut (High) par l’intermédiaire de l’application E-Tube téléchargeable sur tous les smartphones. En Boost, comparé au E8000, le résultat est un peu moins violent, donc plus exploitable, même si le petit moulin peut parfois donner l’impression qu’il plafonne un peu. Y compris en prenant soin de bien mouliner pour obtenir le maximum d’assistance… Cependant, avec un grand pignon de 46 dents, même s’il faut appuyer davantage qu’avec un 8000, cela permet de gravir de belles pentes sans trop se retrouver à la limite…

On peut donc dire que pour un moteur légèrement moins vigoureux, le E7000 s’en sort plutôt bien en tout-terrain et qu’il reste agréable à utiliser dans la plupart des conditions. Au niveau du comportement général, dans la mesure où l’on ne va pas chercher les conditions extrêmes, j’aurais même tendance à le trouver moins exigeant en termes de cadence de pédalage et donc plus simple à utiliser…

En revanche, même en Boost, il est juste moins facile de se reposer sur l’assistance dans les montées raides.

 

À la montée

Si le vélo n’a aucun problème à gravir les pentes relativement roulantes et vous emmène allègrement jusqu’aux sommets des descentes en mode Boost, il n’en va pas de même dès que l’on s’attaque aux sentiers plus techniques, plus raides, avec des franchissements à effectuer… Ce n’est pas que le bike est désagréable, qu’il n’est pas stable ou qu’il a tendance à cabrer inopinément. A ce niveau-là, ça va, il est plutôt sain dans son comportement lors des ascensions. On peut même dire que la géométrie avec des bases assez courtes, de l’angle au niveau de la fourche, une roue de 29 à l’avant et un empattement plus que raisonnable lui apportent une certaine aisance dans le dénivelé positif.

Non, en fait, c’est plutôt du côté de la suspension arrière, de l’amortisseur, du pneu en 27,5 + et du comportement moteur que ça se gâte un peu…

En effet, dès que l’on veut chercher la difficulté ou se lancer des petits défis en montée, on constate rapidement le manque de dynamisme et de vivacité de ce petit Marin. Attention, je ne dis pas que c’est un veau, mais il a un côté un peu pataud qui n’aide pas le pilote dans les évolutions techniques ou un peu aériennes… Là, il faut sacrément amplifier le geste si l’on veut avoir une chance de franchir une belle marche, virer sur la roue arrière ou simplement enchaîner une succession de virages en épingle en déplaçant le vélo.

En fait, il semble un peu collé au sol par la suspension et il faut mouliner beaucoup pour que le moteur donne son maximum d’assistance. Et puis le pneu arrière est loin d’offrir une motricité phénoménale… Clairement et pour faire bref, dans les montées difficiles, si l’on veut suivre les traces et la cadence de certains pilotes pas forcément plus habiles, mais équipés d’un matériel plus adapté, il est nécessaire de compenser physiquement et techniquement certaines lacunes de la machine. Et au bout d’un moment, ça use un peu.

Alors bien sûr, on parle de passages assez costauds, mais bon, n’est-ce pas le propre du VTTAE que de nous permettre de repousser nos limites le plus possible ?

Pour moi, c’est donc au niveau de la vivacité et de la nervosité que Marin devra progresser dans le futur… Surtout si la marque désire continuer à communiquer sur l’ADN qui a contribué à son succès dans le passé – à savoir, celui d’un vrai vélo de montagne capable de s’exprimer aussi bien en montée qu’en descente.

 

En descente

Là, évidemment, comme vous l’aurez compris, on peut dire que ça se passe nettement mieux et l’Alpine Trail E1 trouve ici un profil de terrain où son potentiel s’exprime nettement mieux. Où il est vraiment à son avantage.

A la base, en plus, c’est un VTTAE qui roule plutôt bien et dans la pente, il prend facilement de la vitesse et n’oblige pas le pilote à relancer systématiquement dès que le pourcentage diminue. Une qualité que j’avais déjà remarquée lors des premiers tours de roues, quand je teste la réactivité et le rendement du vélo avec l’assistance sur Off. Car même s’il reste un peu mou et ne se montre pas très vif sur les évolutions plus techniques – comme les wheelings ou les bunny-ups, où il est nécessaire de bien amplifier le geste – le Marin n’est pas collé au sol pour autant. Bon à savoir.

En fait, il sait même se montrer assez maniable dans les sentiers très pentus, étroits, techniques et plutôt cassants où la vitesse n’est pas trop élevée. En descente, on peut donc dire que, même s’il préfère les secteurs rapides et les grands espaces, avec éventuellement de belles bosses naturelles ou des modules à sauter, ce nouveau VTTAE s’en sort bien dans toutes les conditions. Comme je l’ai déjà dit, il s’agit d’un vrai vélo de montagne à assistance électrique dont la géométrie a plutôt été étudiée pour se faire plaisir en descente. On a donc affaire à un engin sécurisant, très stable, qui tient au sol, avec un empattement assez important et un angle de fourche plutôt prononcé.

Le revers de la médaille, c’est qu’aujourd’hui, la pratique du VTTAE offre la possibilité de se faire autant plaisir dans le dénivelé positif que dans le négatif. Que la montée technique est quasiment devenu aussi ludique que la descente. Que l’anglicisme “Uphill is the new downhill” résume parfaitement cette nouvelle discipline sportive en tout-terrain sur deux-roues.

C’est là que le Marin Alpine Trail E1 ne tient pas vraiment ses promesses. Et ce n’est certainement pas tant la géométrie taillée pour les parcours de descente engagés qui est en cause. Non, je pense que la répartition des masses devrait être plus subtile, mieux étudiée… Surtout quand il faut se contenter d’un moteur Shimano E7000 qui commence quand même à être sérieusement dépassé en termes de performances et de couple. C’est la raison pour laquelle je serais très curieux de pouvoir tester le même vélo, mais équipé de la nouvelle motorisation. En l’occurrence, l’Alpine Trail E2 à 6199 euros.

Car en ce qui me concerne et vu le nombre de VTTAE que j’ai eu l’occasion de tester depuis des années, j’ai clairement senti qu’il manquait un petit quelque chose à ce modèle d’entrée de gamme, au demeurant très intéressant au niveau du rapport qualité/prix.

 

Autonomie

Inutile de préciser qu’avec un moteur Steps E7000 un peu moins performant – que l’on utilise forcément davantage en mode Boost dès que le terrain devient technique et exigeant en montée – le Marin Alpine Trail E1 n’est pas vraiment un modèle de sobriété, et donc d’autonomie. Surtout avec une batterie de 504 Wh seulement.

C’est ainsi que, sans rouler à l’économie, on se retrouve avec les diodes du petit compteur Shimano qui s’estompent à vitesse grand V. En gros, pour un pilote de 70 kilos et une utilisation des modes autour de 20 % en Eco, 50 % en Trail et les 30 restants en Boost, il faut compter une quarantaine de kilomètres d’autonomie. Ce qui, dans mes sentiers vallonnées et pour des ascensions en petite montagne, correspond à peu près à 1000 m de dénivelé positif et deux heures et demie de ride. De quoi s’envoyer quand même quelques bons allers-retours montée/descente pour s’amuser en bike park lorsque les remontées mécaniques sont fermées.

 

 

Qu’en penser ?

Si l’on considère que Marin arrive sans grande expérience sur le marché du VTT tout-suspendu à assistance électrique, on peut dire que l’Alpine Trail E1 propose un rapport qualité/prix satisfaisant.

Qu’il s’affirme également comme un bon descendeur capable d’affronter les pistes permanentes et les bike parks en station sans aucune modification à lui apporter.

Que la réalisation du cadre en aluminium, la motorisation Shimano et l’ensemble des composants laissent présager d’une excellente fiabilité.

Que l’autonomie réduite ne gênera pas forcément le rider qui souhaite simplement profiter des qualités de descendeur du Marin Alpine Trail et remonter au sommet des pistes sans trop forcer pour enchaîner les runs.

Mais en revanche, il en faudrait un peu plus pour séduire les autres pratiquants. Ceux qui prennent autant de plaisir à piloter dans le dénivelé positif que dans le négatif

Je pense donc qu’à l’avenir, c’est sur les aptitudes en montée, la nervosité et un côté joueur plus affirmé – donc sur une meilleure gestion de la répartition des masses supplémentaires embarquées – que Marin devra travailler. Car avec ce nouveau type de VTT, il ne suffit pas d’être bon en descente… Il faut aussi être capable de tirer son épingle du jeu en montée. Surtout lorsque l’on revendique des racines sportives et montagnardes.

Quoi qu’il en soit, pour un premier jet, avec un moteur qui n’est pas le plus performant et à un tarif intéressant de 4899 euros, on peut dire que Marin a plutôt réussi son pari. Reste plus qu’à peaufiner tout ça, à passer sur une motorisation Shimano EP8 sur tous les modèles et là, la marque californienne pourra de nouveau causer d’égal à égal avec le gratin de la concurrence. On y croit.

 

Points forts

+ Aptitude en descente

+ Stabilité

+ Composants adaptés au programme du vélo

+ Robustesse

+ Bon rapport qualité/prix

Points faibles

Manque de vivacité

Pas de système antidéraillement

Puissance moteur un peu juste

 

 

Vis-à-vis de la concurrence ?

Pour parler de ce que je connais, on peut citer le Cannondale Moterra 5 à 3999 euros, plus abordable, mais nettement moins bien au niveau des accessoires et surtout de la fourche. Dans le même registre, mais plus cher, il y a également le Norco Sight VLT 29 dans sa version aluminium, Shimano Steps E8000 et batterie de 630 Wh, le tout à un tarif de 5999 euros. Dans le même genre de prix, à 5699 euros, on a aussi le Trek Rail 7, un VTTAE polyvalent en 160/150 de débattement, un peu mieux loti au niveau des composants, mais équipé du moteur Bosch Performance Line CX Gen4 et d’une batterie de 625 Wh. Enfin, le Kona Remote à 5999 euros représente une belle alternative au Marin Alpine Trail E1 en se situant pile dans le même créneau descendeur montagnard… mais avec des roues de 27,5 pouces et un moteur Steps E8000.

La gamme

La distribution en France se fait en direct et par l’intermédiaire d’un groupe de revendeurs particuliers dont on peut trouver la liste sur le site web.

Depuis son retour sur le marché, Marin ne veut surtout pas brûler les étapes et le but est de retrouver l’image qui était la sienne à la grande époque. De recréer une communauté d’amoureux de la marque, que ce soit au niveau des pratiquants ou des magasins.

Il n’y aura donc pour l’instant que deux modèles disponibles, à savoir l’Alpine Trail E1 de notre test à 4899 euros et l’Alpine Trail E2 un peu plus haut de gamme, affiché à 6999 euros et équipé de composants plus prestigieux, comme des suspensions Fox, une transmission Shimano XT et, le plus important… du tout nouveau moteur Shimano EP8.

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