Passage à l’électrique facile et sans fil !
Aujourd’hui, difficile d’y échapper, la mode est à l’électrique et ça, Shimano avec leur Di2 et Sram avec leur AXS l’ont bien compris… D’ailleurs, ces deux transmissions sans câbles ni fils, rencontrent désormais un franc succès auprès d’un nombre de plus en plus important de pratiquants. Il est vrai que c’est un peu comme le VTTAE, c’est le genre de truc, une fois qu’on l’a essayé, difficile de revenir en arrière ! Le type de produit qui rend le passage des vitesses plus facile et qui se situe en bonne place au classement des meilleurs plans pour upgrader son bike. Voici donc un essai en forme de face-à-face entre les modèles Deore et GX, les plus abordables chez Shimano et Sram, leaders incontestés de la transmission pour nos VTT électriques… ou pas !
Par Chris Caprin – Photos : Chris Caprin et Fagerbé

Shimano Deore Di2 M6200
- Prix : 590 euros le kit dérailleur, manette, batterie, chargeur et attache-rapide, 380 euros le dérailleur et 140 euros la manette
- Poids : dérailleur 518 g, manette 93 g
- Matière : aluminium et chape en acier
- Finition : gris
- Chape : longue uniquement
- Cassette : 10/51
- Autonomie : autour de 1 000 km en mode sportif intensif
- Technologie : Di2 sans fil, avec patte de dérailleur
- Réglages : plus simple, mais avec toujours les vis de réglages des butées hautes et basses
- Modèle spécial VTTAE : disponible pour 12 ou 11 vitesses Linkglide, compatible Auto Shift et Free Shift

Certains diront qu’il était temps pour Shimano de revoir sa copie et de proposer enfin aux consommateurs un dérailleur plus solide, plus fiable et en phase avec les contraintes de plus en plus importantes que doit supporter la transmission d’un VTTAE. Avec la sortie l’an dernier de la nouvelle gamme électrique Di2 sans fil (XTR, XT et Deore), c’est désormais chose faite. Bien sûr, contrairement à Sram et son AXS T-Type, ce n’est pas une révolution, mais plutôt une belle évolution…

Car si l’on conserve un système de fixation à patte classique et sans grande surprise, en revanche, un effort a été fait sur la position du dérailleur, nettement moins exposer au chocs qu’auparavant. On peut d’ailleurs le constater visuellement lors du montage, avec un corps plus volumineux où vient se loger la batterie, certes, mais nettement plus rentré en-dessous la base arrière droite. De quoi préserver l’ensemble d’une grande partie des chocs et des projections de pierres que le dérailleur subit en tout-terrain.
Et quand ça ne suffit pas, le système Shadow ES à deux ressorts permet de stabiliser la chaîne et de débrayer le dérailleur sur les différents impacts. De même, dans un effort pour garantir une plus grande fiabilité, la chape en acier a été renforcée, ce qui n’était pas du luxe, comme on dit !


Sinon, le gros avantage financier de l’ensemble dérailleur/manette Deore Di2, c’est que, contrairement au GX AXS T-Type de Sram, il ne nécessite pas de changer la cassette et la chaîne, le profil des dents et la forme des maillons n’ayant pas changé. Bon, c’est peut-être quelque chose que l’on peut regretter si l’on commence à parler de la durée de vie de la transmission sur des VTTAE équipés de motorisations de plus en plus puissantes et gorgées de couple… Mais en tout cas, si l’on souhaite upgrader son VTT avec un système électrique, lors de l’achat, on s’y retrouve. Dans le temps, c’est peut-être une autre histoire.
Mais quoi qu’il en soit, il est certain que pour un tarif particulièrement intéressant, avec ce Deore Di2 M6200, on peut passer à l’électrique en conservant son ancien duo chaîne/cassette, qui reste compatible avec le nouveau dérailleur.
Ce qui change…
Tout d’abord, ce qui saute aux yeux, c’est le volume plus important de l’ensemble. Le design est plus arrondi et le dérailleur est moins exposé aux chocs, avec en même temps un emploi plus important de l’acier censé augmenter la robustesse de l’ensemble corps/chape. Le Deore est donc un peu plus lourd, mais honnêtement, qui se préoccupe de ça sur un VTTAE ? L’essentiel étant bien de minimiser au maximum l’usure et les risques de casse.
Deuxième point, on trouve désormais le système à double ressort Automatic Impact Recovery Fonction, qui se loge dans la nouvelle cage et se charge de couper le moteur du dérailleur afin de permettre au corps de mieux encaisser un impact ou un choc avant de retrouver sa place initiale automatiquement. C’est bien pratique, mais en revanche, lorsqu’il s’agit de démonter la roue, on a beau chercher, impossible de trouver le levier Shadow + qu’on avait l’habitude de baisser vers le bas… Normal, il a tout bonnement disparu ! Dommage, car cette petite astuce pour libérer la tension du ressort aidait vraiment à dégager la chaîne de la cassette et à sortir la roue du cadre plus facilement… Toujours dans un soucis de fiabilité, on trouve également des roulettes pleines pour éviter le plus possible d’accrocher les herbes ou les brindilles baladeuses.

Sur notre Deore, la batterie est logée au centre du corps de dérailleur, mais pour le VTTAE, même si c’est un peu plus cher, sur les vélo de série, il sera possible d’alimenter le dérailleur avec la batterie du système d’assistance. Honnêtement, avec l’excellente autonomie de la petite, ce n’est pas vraiment un avantage.
Coté manette, elle ressemble à celle des nouveaux modèles Di2 plus haut de gamme XTR et XT, mais ne dispose pas du réglage d’inclinaison des shifters… Alors forcément, même si l’ergonomie reste correcte, à l’usage, on est quand même loin du feeling d’un Pod Controller de chez Sram, surtout dans sa version “Rocker Paddle”. Heureusement, il est possible de choisir entre une fixation sur le collier de frein et un simple collier serré sur le guidon… Ce dernier offrant davantage de possibilités pour régler la position de la manette Deore, c’est celui-ci que je vous conseille.

Sinon, les deux piles bouton de la commande sont prévues pour durer entre trois et quatre ans, alors que Shimano annonce jusqu’à 1 000 kms avant de devoir recharger la batterie du dérailleur… Pour ce faire, il suffit d’ôter le petit couvercle, de sortir l’accu et de le connecter à son chargeur. On peut vérifier l’autonomie de la commande en appuyant simultanément sur les deux gâchettes… Si le voyant est vert, vous êtes entre 11 et 100 %, s’il s’allume en rouge, il reste moins de 10 %.
Pour le dérailleur, un appui simple sur le petit bouton situé sur le corps permet de savoir un peu plus précisément où l’on en est. Le voyant est vert et fixe, vous êtes entre 50 et 100 %. Il clignote en vert, il reste entre 25 et 50 %. Il est rouge fixe : c’est moins de 10 % et il va falloir recharger.
Montage
En ce qui concerne le Deore Di2, on reste sur du basique et l’on a affaire à un système à patte fixé sur le cadre. Il n’y a donc pas vraiment de différences avec le montage d’un dérailleur classique. Idem pour affiner les réglages, avec une vis pour le haut de la cassette, une pour le bas et une troisième pour faire reculer ou avancer le corps.


En revanche, là où c’est un peu plus compliqué, c’est pour modifier les fonctions et les actions de la commande. Il est possible de choisir le shifter qui fait monter la chaîne et celui qui la fait descendre, tout comme le passage des vitesses une par une ou à la volée… Pour cela, il faut télécharger l’application Shimano E-Tube et appairer le bon modèle de dérailleur sans se tromper. Ensuite, même si ce n’est pas sorcier, j’ai trouvé que la navigation n’était pas vraiment intuitive et que les indications pourraient être plus claires. Bref, on y arrive, mais la première fois, on peut galérer un peu !
Ensuite, pour activer le mode réglage du dérailleur, il faut appuyer sur le petit bouton situé sur la cage pendant deux secondes (le voyant jaune s’allume fixe) et commander via les shifters pour obtenir le résultat escompté. Une pression d’une demi seconde sur le même bouton permet de revenir au mode de sélection normal.
Principales qualités
- Transmission plus adaptée au VTTAE
- Montage facile
- Réduction du déport vers l’extérieur
- Modèle nettement plus costaud
- Précision et rapidité de passage des vitesses
- Compatible Auto Shift et Free Shift pour les VTTAE
- Autonomie
Principaux défauts
- Système avec patte de dérailleur
- Réglages classiques par vis
- Plus de débrayage du ressort de la chape
- Pas de réglages d’inclinaison des shifters

Sram Eagle GX AXS T-type
- Prix : 595 euros le kit dérailleur, Pod Controler, batterie et chargeur, dérailleur 480 euros, Pod Controler 170 euros
- Poids : dérailleur 468 g, manette 45 g
- Matière : aluminium et acier (chape interne)
- Finition : noir polaire
- Chape : longue
- Autonomie : plus de 20 heures en mode sportif intensif
- Technologie : AXS sans fil, pas de patte de dérailleur, mode de fixation UDH sans patte de dérailleur uniquement, chaîne Flattop de 55 mm de large et cassette T-Type 10/52 à l’étagement plus progressif
- Réglages : plus de vis de réglages, installation simple et intuitive, multi ajustement de la position de la manette Pod Controller

Avant d’arriver à ce tout nouveau modèle GX, les ingénieurs ont d’abord repensé de manière significative l’interface entre le cadre, la roue et la transmission. Ainsi, le dérailleur fait désormais corps avec le triangle arrière en enveloppant et en collant au plus près les éléments situés autour de l’axe de roue. Plus rigide, plus précis, plus solide et, surtout… plus de patte de dérailleur !

Mais il n’y a pas que le dérailleur et sa fixation qui changent. Il y a aussi la nouvelle cassette 10/52 X-Sync qui dispose de rampes de changements de vitesses réajustées et la chaîne Flattop spécifique de 55 mm de large qui optimisent le passage des vitesses, y compris en charge maximale – chose non négligeable sur les VTT à assistance électrique. Tout cela est censé simplifier la tâche de l’utilisateur, éliminer les problèmes tout en améliorant les sensations au guidon et augmenter considérablement la durée de vie de la transmission.
Seule petite ombre au tableau et contrairement au nouveaux modèles Shimano électrique sans fil, vous l’aurez compris, pas question de monter un dérailleur Eagle Transmission avec une chaîne et une cassette classiques… Ça ne fonctionne pas. Autrement, pour faciliter la sélection, la nouvelle manette Pod Controller ambidextre bénéficie également d’un réglage d’angle qui offre la possibilité de s’adapter à la morphologie de chaque main.



Enfin, dans un registre différent et pour ne pas rouler avec du matériel visuellement fatigué, il est possible de reconditionner un dérailleur endommagé en se procurant des pièces détachées, comme la plaque de protection, le parallélogramme externe en deux parties et l’ensemble chape/ressort de rappel. Sur le papier, tout cela semble génial… Dans les faits, pour que ça fonctionne, il faudrait que toutes les pièces détachées soient disponibles et que le consommateur puisse les trouver facilement dans les magasins ou via le commerce en ligne… Ce n’est pas vraiment encore le cas.
Ce qui change
Depuis son apparition il y a bientôt trois ans, la transmission Eagle AXS T-Type fait figure de nouvelle référence pour les amateurs de performances en attente perpétuelle de nouveaux produits susceptibles d’améliorer considérablement le comportement de leur VTT… Mais également pour le pratiquant assidu qui souhaite rencontrer le moins de problèmes possible avec l’élément le plus compliqué sur les périphériques d’un vélo : la transmission.
Et si les premiers modèles affichaient des tarifs qui pouvaient faire frémir la majorité d’entre nous – surtout qu’en plus, il était nécessaire de “tout changer” –, la marque américaine a rapidement proposé davantage de choix au consommateurs… Y compris deux dérailleurs T-Type à câble et des ensembles casettes/chaîne à un prix nettement plus raisonnable. Mais ça, c’est une autre histoire, car ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’Eagle GX AXS T-Type.

Comparés au tarif des versions haut de gamme, celui-ci est en effet nettement plus abordable, avec les éléments principaux que l’on peut trouver respectivement (en cherchant bien), à 325 euros (dérailleur), 130 euros (manette), 160 euros (cassette) et 30 euros (chaîne). A quelques dizaines d’euros près, on est donc quand même assez proche du Deore Di2 de Shimano. Une baisse significative susceptible d’aider un plus grand nombre de pratiquants à franchir le pas et à passer à l’électrique. Les avantages sont les même (possibilité de reconditionner le dérailleur, réglages faciles, système d’appairage instinctif via l’application…) et le logement de la batterie à l’intérieur du corps est même plus judicieux que sur les versions haut de gamme !

Enfin, comme sur les version XO et XX, la chape du GX reste aussi démontable avec une opération qui s’effectue sans outil, alors que pour plus de rigidité et une plus grande fiabilité, comme Shimano, Sram a choisi l’acier plutôt que l’aluminium. Ce qui, en l’occurrence, représente un avantage certain pour un VTTAE où la robustesse compte bien plus que le gain de poids.
Montage
Avec le GX AXS T-Type, contrairement au Deore Di2 M6200, il faut oublier ce que l’on a appris depuis des années et se fier rigoureusement au protocole d’installation et d’appairage que propose Sram via l’application AXS. Tout cela est possible grâce à un processus en trois étapes radicalement simplifié et à un dérailleur monté directement sur le cadre, ce qui élimine les écarts de position et de tolérance qui peuvent varier d’un vélo à l’autre.
Pour monter un dérailleur GX Eagle AXS T-Type, il suffit d’abord de s’assurer que le cadre est pourvu du système d’interface UDH. Ensuite, on enlève la patte de dérailleur qui ne sert plus à rien, on glisse à la place une entretoise à la jonction de la base et du hauban et on vient placer le dérailleur à cet endroit. Il n’y a plus alors qu’à serrer la vis (que l’on aura pris soin de graisser), puis à la desserrer d’un tour de clé.


Après avoir installé la cassette spécifique (corps XD), on serre la roue, on desserre d’un tour et on place la chaîne que l’on aura coupée à la bonne longueur (sur l’application AXS et le moteur de recherche Sram UDH, la marque propose la liste des VTT et VTTAE compatibles Eagle Transmission, ainsi que la longueur de chaîne qui correspond à chaque modèle).
Il suffit ensuite de positionner la Setup Key sur A (vélo semi-rigide) ou B (en gros, les tout-suspendus) et de mettre la chaîne en place sur le septième pignon (il est indiqué en rouge), puis de déverrouiller la chape. A partir de là, on aligne les deux repères situés au niveau de l’axe à l’intérieur du bras en tirant le dérailleur légèrement vers l’arrière pour mettre la chaîne en tension et on le serre au bon couple avant de faire la même chose avec l’axe de roue. Si l’on a bien suivi la procédure, ça marche. Et si ça gratte un peu sur certains pignons, on ajuste légèrement avec la commande (presser le petit bouton sur le côté et +/– pour monter ou descendre en fonction de ce qui est nécessaire), comme sur toutes les transmissions AXS.
Principales qualités
- Transmission particulièrement novatrice
- Idéal pour le VTTAE
- Montage facile
- Pas de réglages
- Rigidité
- Robustesse
- Pièces de rechange pour reconditionner le dérailleur
Principaux défauts
- Incompatibilité du dérailleur avec une cassette et une chaîne Sram non T-Type
- Achat obligatoire de la K7 et de la chaîne = tarif qui s’envole

Face-à-face sur le terrain
Depuis bientôt trois ans, j’avoue que je me suis vraiment bien habitué à la transmission Eagle sans patte de dérailleur. Ceux qui, comme moi, se plaignent du manque de robustesse et de rigidité de certains dérailleurs qui n’ont rien à faire sur des VTTAE apprécieront de pouvoir faire l’échange standard avec une transmission novatrice, solide, rigide et fiable, qui, de plus, accepte parfaitement les changements de braquets, même quand le moteur est à pleine charge…
Encore une fois, avec ma pratique 100 % VTTAE et orientée enduro, j’ai vraiment eu l’impression d’utiliser un produit adapté capable d’encaisser sans broncher les contraintes supplémentaires liées à l’assistance électrique.

La précision dans le passage des vitesses et la réponse lors de l’impulsion sur la manette sont fidèles à la réputation de l’AXS et on peut même noter un léger mieux au niveau de la capacité de la chaîne à accrocher les pignons et à se mettre en place dessus comme il faut. Et tout cela sans avoir à soulager le pédalage. J’ai aussi apprécié le nouvel étagement de la cassette. L’écart est moins important entre les derniers pignons du haut et cela donne un bien meilleur feeling sur le terrain.

Et même si la chaîne met un peu plus de temps à changer de pignon, c’est finalement mieux pour la durée de vie des différents éléments de la transmission ! D’ailleurs, on s’y fait très bien et une fois qu’on a pris l’habitude, il sera bien difficile de revenir en arrière. Tout comme pour la manette Pod Controller, différente au toucher d’un shifter classique, certes, mais quand on s’y est habitué, sa douceur et son ergonomie aident au processus de sélection, surtout montée avec un collier sur le cintre et pas le Match Maker… En gros, et c’est le but de Sram, comme avec tous les produits AXS T-Type, on passe vraiment dans une autre dimension.
Une vision différente
Ce qui n’est pas vraiment le cas avec la nouvelle transmission Shimano Deore Di2… On sent que le degré d’évolution du produit n’est pas le même qu’avec le Sram GX AXS T-Type et bien que les progrès soient considérables au niveau de la robustesse et de la recherche pour préserver le dérailleur des impacts, on reste sur un feeling assez proche d’un système mécanique que l’on connait bien.
Que ce soit du côté de la manette ou de celui du passage des vitesses, ça dépayse un peu moins au début, c’est certain, mais après, en dépit des différentes solutions mises en avant, c’est tout de même plus basique… Avec un côté un poil bruyant dans la sélection et des battements de chaîne assez importants dans les trous au freinage ou lors des gros chocs en descente. A ce niveau là, il apparait clairement que le système à double ressort – s’il prévient des risques liés aux impacts –, joue un rôle également sur la tension de chaîne. En gros, c’est mieux d’un côté, mais un peu mons bien de l’autre…

Sinon, pour une pratique du VTTAE en enduro, je conseille de ne pas aller chercher à modifier les réglages de la vitesse de sélection, ni de se diriger vers le mode multi-shift qui permet de monter plusieurs pignons à la volée. La transmission vous en sera reconnaissante et sa durée de vie gagnera quelques centaines de kilomètres… C’est toujours ça de pris !

Autrement, on peut dire que le fonctionnement du Deore Di2 s’est avéré agréable et qu’une fois bien pris en main, ce système sans fil m’a convaincu que c’était un bon plan pour faire évoluer son VTTAE et profiter, par exemple, des fonctions Auto Shift et Free Shift. Globalement, que ce soit au niveau technique ou du côté de la robustesse, il y a vraiment eu des progrès de fait. Et puis enfin, comparé au GX, l’autonomie est nettement plus élevée, ce qui ne gâche rien.

En étant moins novateur et en prenant moins de risques – à sa façon, quoi –, on peut donc dire que Shimano a bien redressé la barre pour une pratique sportive du VTT à assistance électrique. A ce titre, après plusieurs mois de roulage, je dirais que financièrement comme à l’utilisation sur le terrain, avec le Deore Di2, on bénéficie désormais d’un produit bien plus adapté à notre pratique… Il suffisait d’être patient !

Le bilan
Avec le GX AXS T-Type, je peux vous affirmer que rien n’a bougé, que je n’ai jamais plus touché aux réglages fins, y compris après un accrochage en montée (et en pleine charge au pédalage) avec une souche qui m’a fait partir le dérailleur complètement vers l’arrière… Sur le coup, j’ai eu peur d’avoir tout arraché – ce qui aurait certainement été le cas avec une transmission classique avec patte –, mais non, tout est revenu en place et je suis reparti comme si de rien n’était ! Assez bluffant.
Encore une fois, sur un VTT à assistance électrique où la force supplémentaire du moteur met la transmission à rude épreuve, un dérailleur rigide, qui travaille parfaitement en ligne et possède une robustesse à toute épreuve, est forcément un gros avantage. C’est aussi l’assurance d’éviter certains soucis. La précision, l’absence de jeu et la fermeté (dans le bon sens du terme) de l’ensemble, tout comme la possibilité de changer de braquet en pédalant à pleine charge, ne peuvent qu’être bénéfiques pour une utilisation extrême en montée en VTTAE.
On est en présence d’une transmission à la technologie avancée, qui possède de nombreux avantages, comme la fiabilité et la résistance à l’usure. Je vous confirme donc qu’au niveau de la casse et de la durée de vie, on s’y retrouve et qu’avec le modèle GX, le jeu en vaut vraiment la chandelle.
Alors c’est vrai, comparé au Shimano Deore Di2, l’investissement est plus important, mais il n’empêche que je suis certain qu’à la longue , finalement, on s’y retrouve. Car bien que le Shimano ait beaucoup progressé et que la robustesse est désormais davantage au rendez-vous, on sent tout de même qu’avec la puissance des nouveaux moteurs comme l’Avinox qui équipe l’Amflow de notre test, par moment ça tire quand même davantage sur la transmission que sur le Sram… Alors d’accord, le passage des vitesses est un peu plus rapide avec le Shim’, mais au bout du compte, pour un VTT à assistance électrique, je ne pense pas que ce soit forcément un avantage.
Mais en tout cas, ce qui est certain, c’est qu’avec le nouveau Deore Di2, je n’ai rencontré aucun problème non plus en plusieurs mois de roulage… Tout cela est donc rassurant et vient confirmer les réels progrès réalisés en termes de fiabilité par Shimano au niveau de ses transmissions électriques que l’on retrouve désormais montées assez régulièrement sur certains modèles de VTTAE. On n’en attendait pas moins du géant japonais !


