Essai 2020 – Lapierre Overvolt Carbone GLP2 Team, prêt à courir !

Version 2.0 du modèle en carbone à cadre périmétrique, le Lapierre Overvolt GLP2 représente désormais le fleuron de la gamme des VTT à assistance électrique chez le constructeur français. Un vélo “Ready to Race” conçu par Nicolas Vouilloz, dont le concept devrait séduire à la fois les descendeurs et tous ceux qui aiment escalader les pentes les plus abruptes. Un VTTAE d’Enduro haut de gamme, fait par un champion, pour tous ceux qui aiment le pilotage. Premier essai sur VTTAE.fr…

Lapierre Overvolt Carbone GLP2

  • Usage Enduro
  • Poids vérifié de 21,35 kg (modèle Team en taille M)
  • Roues de 29 pouces AV / 27,5 AR
  • Débattement 160mm AV/AR
  • Cadre full carbone
  • Reach 454mm, stack 62 mm en taille M, offset 42mm, potence de 35mm
  • Motorisation Bosch Performance Line CX 250 watts
  • Batterie externe PowerPack 500Wh
  • Pneus 29×2.50 et 27,5×2.60
  • 4 tailles (S, M, L, XL)
  • 2 modèles à 5999 et 8599€
  • Disponibilité immédiate
  • Fiche du vélo sur cycles-lapierre.fr

Il aura fallu un peu de temps avant que Nicolas Vouilloz, 10 fois Champion du Monde de Descente, puisse imposer sa vision ultime du VTTAE sportif… Qu’on lui laisse enfin carte blanche pour développer le vélo à assistance électrique de ses rêves. Et c’est à l’ouverture d’esprit de son boss, Gilles Lapierre, qu’on le doit ! En effet, il y a plus de quatre ans, “Nico” a commencé à travailler sur un projet qui plaçait le recentrage et l’abaissement des masses au premier plan. C’est ainsi qu’en 2017 naquit le premier Lapierre Overvolt Carbone GLP – pour Gravity Logic Project.

À l’époque, Vouilloz avait dû se débrouiller pour loger au mieux une batterie PowerPack et une motorisation Bosch lourde et encombrante à l’intérieur d’un cadre périmétrique à l’architecture originale. Le résultat avait convaincu la majorité des pilotes qui l’avait essayer et la plupart saluaient une certaine vivacité et un équilibre assez extraordinaire qui permettaient de franchir plus facilement les obstacles. En montée, d’abord, mais aussi en descente, où le GLP s’en sortait avec les honneurs en dépit d’un caractère assez neutre.

Mais en 2020, avec l’arrivée du nouveau moteur Bosch Performance Line CX de 4e génération, beaucoup plus léger et compact, Lapierre et Nico ont pu pousser le concept GLP encore plus loin en modifiant le design, en optimisant la géométrie et en améliorant énormément le comportement général du vélo. De quoi se rapprocher de très près de l’arme dont a toujours rêvé Nico… À savoir un VTTAE d’Enduro dont la présence du moteur saurait se faire oublier, sauf quand on en a besoin ! Un engin vif, réactif et joueur, à l’aise en descente comme en montée, avec une approche haut de gamme et une finition soignée.

Un VTTAE prêt à courir, en quelque sorte, mais pas exclusif. Une monture peu exigeante, qui aide son pilote dans les difficultés. Un vaste programme, certes, mais sacrément intéressant au demeurant !

“Quand une marque décide de sortir un nouveau modèle, tout est une histoire de compromis… Il faut qu’il plaise au plus grand nombre de consommateurs. Aujourd’hui, je remercie Lapierre de m’avoir laissé la liberté de concevoir le vélo que j’avais en tête… De ne pas m’avoir obligé à rentrer dans des considérations trop commerciales ou des effets de mode, comme celle de devoir proposer à tout prix une autonomie toujours plus importante, par exemple.” – Nicolas Vouilloz

Carbone et équilibre des masses

Le premier ajustement a porté sur le cadre tout en carbone, qui devait être suffisamment rigide, mais en conservant toutefois une certaine flexibilité et, surtout, un retour après torsion pas trop rapide. Le meilleur moyen pour bénéficier d’un vélo à la fois nerveux et relativement confortable.

De plus, grâce à un travail sur la qualité des fibres (-300g sur la balance), un gain de plus d’un kilo sur le bloc moteur et le choix d’utiliser une batterie externe PowerPack 500Wh plus légère (-400g par rapport à une PowerTube), moins encombrante et placée au-dessus du moteur, on se retrouve forcément avec un VTTAE plus léger et plus maniable

Mieux équilibré, aussi, puisque la répartition des masses est optimisée au maximum. Et bien que le gain de poids n’ait pas été le but ultime de Lapierre, à l’arrivée, le GLP2 2020 a tout de même gagné plus de 2kg par rapport à l’ancien modèle…

“Nous avons testé plusieurs qualités de fibres de carbone, mais nous avons rapidement abandonné la version la plus rigide. Sur le terrain, le prototype ne se comportait pas comme je le souhaitais et il a fallu trouver un compromis… Aujourd’hui, le modèle qui est commercialisé correspond à mes attentes sportives, tout en étant moins exigeant pour la majorité des pratiquants. C’était l’idée.” – Nicolas Vouilloz

Géométrie

Premier point, au niveau du cadre, le nouveau Overvolt Carbone GLP2 compte désormais une taille XL.

Ensuite, les dimensions bien plus compactes du moteur ont permis de réduire la longueur des bases, en passant de 475 à 440mm par rapport au modèle précédent. Cela procure une meilleure répartition des masses, un meilleur équilibre, un peu comme si l’on transférait une partie du poids de l’avant sur l’arrière. En même temps, afin d’éviter de perdre en traction et d’éviter au maximum les cabrages intempestifs en montée, l’angle du tube de selle passe à 76° (en M), en évoluant sensiblement selon les tailles.

Le Reach a également été allongé afin d’être mieux positionné sur le vélo, plus assis entre les deux roues, et gagner ainsi en stabilité dans les sections rapides. Encore une fois, les cadres de grandes tailles ont été pris en compte avec un reach évolutif et adapté. Quant à l’angle de fourche, il est de 65° et le déport du té de 42mm.

Du côté de la batterie et afin d’abaisser sa position, le cadre de type périmétrique de la première version a été abandonné, alors que la hauteur du boîtier de pédalier descend à 345mm grâce au montage de manivelles plus courtes en 160mm (S/M) et 165mm (L/XL).

Enfin, pour obtenir un maximum de précision dans les trajectoires et une plus grande capacité de franchissement, tout en optimisant la motricité, Nicolas Vouilloz a fait le choix de monter une roue de 29 pouces à l’avant avec un pneu en 2.50 et une de 27.5 à l’arrière avec un pneu “+” en 2.60.

“Bien que le poids dépasse les 21kg, le vélo semble léger, facile à placer et très stable, même à grande vitesse… Des sensations que l’on n’a pas l’habitude de retrouver sur un VTTAE classique ! Je pense que nous avons réussi à concevoir un modèle qui va plaire aux descendeurs, mais qui conserve néanmoins d’énormes capacités en montée et en franchissement.” – Nicolas Vouilloz

Suspensions

Du côté de la suspension arrière, la cinématique a été totalement revue et reprend les caractéristiques techniques des Spicy, Zesty et eZesty de la marque, mais également celles de l’Overvolt AM Bosch 160. La position de l’amortisseur sous le tube supérieur n’est pas gênante, car son poids assez léger ne pénalise pas l’homogénéité de l’ensemble. Afin de pouvoir descendre en pression et moins solliciter l’amorto RockShox Super Deluxe Select, le ratio a été réduit et passe à 205x60mm au lieu de 210×50 sur la cinématique précédente.

De même, dans un souci de laisser la suspension travailler sur les terrains accidentés et de favoriser la motricité, l’anti squat n’a pas été configuré de manière trop extrême. Juste ce qu’il faut pour que l’équilibre du vélo en montée soit bon et que le dynamisme reste bien présent. Quant à la fourche RockShox Lyrik Ultimate en 160mm de débattement, une fois bien réglée, elle s’accorde parfaitement avec le comportement de la suspension arrière.

“Je précise que sur mon vélo de course, j’ai monté une fourche de 170mm de débattement… Le vélo fonctionne très bien avec la 160, mais en compétition, sur les E-Enduro World Series, par exemple, dans les spéciales très rapides et défoncées, c’est quand même préférable. En modifiant légèrement le poste de pilotage, je trouve que ça marche vraiment bien.” – Nicolas Vouilloz

Moteur Bosch

On le sait, même si Nicolas Vouilloz a testé pendant un certain temps des solutions sur le GLP avec un moteur Shimano, c’est bien le nouveau Bosch Performance Line CX de 4e génération qui est à la base du développement du GLP 2.0 version 2020. En faisant suivre une cure d’amaigrissement à son “gros” moulin, en réduisant l’écart entre les deux manivelles, en choisissant d’avoir des carters qui épousent au plus près les pièces en mouvement et en passant de 3,7kg à 2,8kg, Bosch s’est replacé en tête des moteurs les plus légers et faciles à intégrer du marché.

De plus, le petit pignon au niveau du pédalier a été remplacé par un plateau classique de 34 dents, alors que sur les modes Tour, eMTB et Turbo, les performances ont été revues légèrement à la hausse – surtout au niveau du couple. Du coup, l’assistance est moins violente et le pédalage plus naturel, ce qui convient parfaitement à la philosophie de l’Overvolt GLP2. Un VTTAE que son concepteur a voulu le plus proche possible du comportement d’un mountain bike classique. On peut donc dire que le moteur met en valeur les qualités du vélo, qui, lui-même, profite du dynamisme de la partie-cycle… Que “les deux font Lapierre”, pour faire un bon mot !

“J’ai essayé pas mal de VTTAE chez la concurrence et je pense que l’ensemble cadre/motorisation du GLP2 permet d’avoir un engin vraiment au top en tout-terrain… À la fois facile, efficace, confortable et performant.” – Nicolas Vouilloz

Premières impressions

En montant sur l’engin, après avoir seulement positionné le cintre, les leviers et la selle comme j’aime, fidèle à mon habitude, je suis parti sur une portion plate, l’assistance sur Off, afin de me rendre compte de la position de pilotage, mais aussi de la façon dont le vélo pédale et s’élance sans utiliser le moteur. Le test s’est avéré très concluant, avec une friction raisonnable, une certaine facilité à prendre de la vitesse (un peu moins tout de même que la “référence” en la matière, le Specialized Turbo Levo), mais surtout une belle aisance lorsqu’il s’agit de mettre le bike en wheeling, en manual ou de tirer un bunny-up.

L’avant particulièrement léger pour un VTTAE permet d’effectuer facilement la plupart des évolutions techniques et en allant vérifier tout ça sur un petit sentier et moteur allumé, c’est encore bien plus flagrant, forcément ! Finalement, dans le comportement général, c’est un peu comme si l’on se trouvait au guidon d’un eZesty avec une grosse patate moteur… ce qui n’est pas étonnant, car même si l’Overvolt GLP2 est sensiblement plus lourd, la batterie ne monte pas dans le tube diagonal, ce qui participe à la sensation de légèreté et de vivacité du train avant. De plus, concernant la géométrie, la lecture de la fiche technique vient confirmer la sensation que l’on a sur le vélo. Effectivement, au niveau des chiffres, les deux modèles sont quand même très proches.

Comment ça se règle ?

La fourche RockShox Lyrik Ultimate RCT3 Charger permet d’affiner certains réglages, comme celui des basses vitesses. Sur celle de mon vélo de test, j’ai placé trois cales dans le tube gauche, puis j’ai réglé la compression basses vitesses à -4 clics en partant du plus ouvert, ceci afin d’avoir de la sensibilité sur les petits chocs.

Ensuite, j’ai mis 85psi d’air et j’ai bien libéré le réglage de rebond pour obtenir une bonne réactivité de la fourche. Du côté de l’amortisseur Super Deluxe Select, j’ai aimé le setting d’origine choisi par Lapierre, qui ne s’enfonce pas trop sur les petits chocs mais reste néanmoins suffisamment sensible pour offrir une bonne motricité à la roue arrière. Surtout avec un pneu en 27,5×2.60 gonflé autour de 1,3 bar. J’ai seulement ouvert un peu plus la détente pour que l’amorto revienne plus vite. À l’avant, avec la roue de 29 pouces, j’ai mis 1,2 bar de pression et même si les Maxxis Assegai (AV) et Minion DHR II (AR) restent assez légers, je n’ai pas subi de crevaison…

Sinon, j’ai dû m’habituer à la transmission Sram AXS Eagle 12 vitesses électrique en Bluetooth, qui, en dépit d’une manette ergonomique assez intuitive, demande tout de même quelques sorties pour ne plus avoir à réfléchir avant de changer de vitesse. Sinon, tout va bien et je n’ai pu que saluer la précision du concept. Après, je dois avouer que je ne suis pas convaincu par ce système pour une utilisation Enduro en compétition. Vu les chocs encaissés par le vélo et les branches, les pierres ou les rochers qui jalonnent généralement les sentiers et les spéciales, le AXS au prix astronomique de 750 euros ne me paraît pas vraiment le choix le plus judicieux… Mais quand on parvient à éviter les problèmes, c’est vrai que c’est sympa.

En revanche, là où j’ai eu plus de mal, c’est avec les nouveau freins Sram G2 RSC 4 pistons… Même en modifiant le réglage de la garde, je ne me suis jamais fait au toucher désagréable des leviers ni au manque de mordant évident lors des longs freinages appuyés.

Essai (sur MON) terrain

Après une bonne prise en main effectuée en compagnie de Nicolas Vouilloz et Kirian Page dans l’arrière-pays niçois, entre Contes et Berre-les-Alpes, j’ai eu la chance de pouvoir conserver le GLP2 qui m’avait été attribué pour la présentation. De retour dans le Var, j’ai donc pu rouler plusieurs fois sur mes circuits de référence et ainsi vérifier si mes premières sensations étaient bien les bonnes. J’en ai profité également pour partir avec quatre amis riders équipés de VTTAE différents, afin d’échanger, non seulement nos impressions, mais aussi nos vélos ! Sur une montée très raide et plutôt technique, mais aussi sur un tronçon de spéciale en descente.

Globalement, tout le monde a salué la vivacité du GLP2 Team, son côté joueur assez proche parfois d’un enduro sans moteur et ses qualités pour mettre à l’aise le pilote. Dans le détail, voici ce que nous en avons pensé…

À la montée

Ce qui impressionne sur le Lapierre Overvolt Carbone GLP2, c’est son aisance lorsqu’il s’agit de gravir les pentes les plus cassantes. Dans les portions très raides et plutôt roulantes, il est bon, mais pas forcément meilleur qu’un Specialized Turbo Levo. Non, c’est sur les sentiers les plus difficiles, parsemés de marches, de racines et de pierres roulantes que le GLP2 est le plus impressionnant. Comme si, en plus de l’assistance au pédalage, le vélo possédait également une aide au franchissement ! À ce niveau, son comportement ressemble un peu à celui d’un Moustache, avec pas mal de dynamisme, mais davantage d’onctuosité du côté de la suspension arrière. Pas mal…

Et dès qu’il faut franchir des obstacles, la légèreté du train avant facilite la tâche au pilote, qui, la plupart du temps, sait qu’une fois la roue posée en haut d’une marche, derrière une succession de pierres ou de racines, c’est gagné. L’arrière passe sans coup férir en absorbant les chocs et en demeurant parfaitement stable tout au long de l’opération… Un peu comme savait le faire la version précédente du GLP, mais en mieux. En plus vif, en moins pataud… En beaucoup mieux, donc !

De l’avis de tous, entre les performances du nouveau moteur Bosch en mode eMTB, la vivacité du cadre, le dynamisme des jantes en carbone, la motricité remarquable et la précision dans la trajectoire liée en partie à la présence d’une roue de 29 pouces à l’avant, on tient là un grimpeur d’exception. Toute la nuance réside dans le fait que le GLP2 cabre quand on le souhaite et non par surprise !

En revanche, ce que nous avons moins aimé, ce sont les craquements réguliers du cadre en carbone, dont la provenance se situe apparemment entre le tube de selle et l’axe de fixation de la tête de l’amortisseur… Quand on met la main sur le top tube à cet endroit, on sent bien que c’est par là que ça se passe. Un bruit régulier qui s’installe dès que le terrain devient moins lisse, plus accidenté et qui, à la longue, finit par être désagréable. On le sait, en général le carbone est plus bruyant, mais là, sur notre vélo de test, c’était un peu “too much” !

En descente

Sur le terrain, il est clair que jusqu’ici, la référence en descente pour un VTTAE, c’était le Rocky Mountain Powerplay… L’Altitude ou même l’Instinct. Mais aujourd’hui, il semblerait que les vélos canadiens aient trouvé un concurrent à leur mesure avec le Lapierre GLP2.

Effectivement, au niveau du comportement, ce vélo se rapproche de très près d’un modèle d’Enduro sans moteur. Bien sûr, il y a une différence, mais force est de constater qu’avec ce nouveau Overvolt taillé pour la compétition, l’écart se resserre de plus en plus. Prenez la vivacité et la légèreté du train avant, par exemple. Eh bien sur le Lapierre, il y a encore moins besoin d’amplifier le geste pour lever la roue, se mettre en manual ou faire un bunny-up… Dans les relances ou pour replacer sa roue dans le bon axe d’un petit coup de guidon à la sortie d’un virage serré, aussi. Bref, encore une fois, on est très proche d’un eZesty (le petit enduro à assistance légère de chez Lapierre équipé du moteur Fazua) et même de certains enduros d’une bonne quinzaine de kilos. Ce qui change, en fait, c’est la stabilité qu’apporte le poids supplémentaire embarqué au niveau du boîtier de pédalier. Les 5 à 6 kilos qui se chargent de coller davantage le bike au sol, sans pour autant le plomber. Nicolas Vouilloz était sûr de son coup et il avait raison. L’emplacement de la batterie de 500Wh juste au-dessus du moteur accentue légèrement la stabilité, mais évite surtout d’avoir un avant trop lourd et donc plus pénible à manier.

Et si l’on ajoute à cela des bases plus courtes de 440mm et une hauteur de boîtier de pédalier raisonnable, le GLP2 s’offre le luxe d’avoir à la fois un tempérament joueur et une tenue de piste exceptionnelle. Ce qui permet de bien prendre de l’angle dans les grandes courbes et de trajecter dans les pierres sans craindre forcément un décrochement de la roue avant ou de la roue arrière. Les testeurs qui ont eu la chance d’enfourcher ce nouveau Lapierre pour un petit run en descente ont tous été bluffés par l’homogénéité de l’ensemble et la facilité à prendre le vélo en main. De se lâcher davantage sans vraiment s’en apercevoir, mais sans prendre trop de risques non plus. Une sensation de sécurité qui rassurera le pratiquant lambda et qui poussera le compétiteur à dépasser ses limites. À attaquer davantage pour essayer de gagner quelques précieuses secondes.

À l’attaque

Sur des pistes moyennement rapides et des sentiers techniques que l’on trouve la plupart du temps dans le Sud de la France, l’Overvolt Carbone GLP2 est on ne peut plus à l’aise… et son pilote aussi. On sent bien que c’est sur ce type de terrain, cassant, trialisant et truffé d’épingles serrées qu’a été développé et testé ce LP à assistance électrique. Si l’on roule régulièrement sur ce genre de parcours – ce qui est mon cas – il n’y a pas débat, ce vélo est le meilleur que j’aie jamais essayé. Après, sur des sols à l’adhérence moins précaire, des gros sauts ou sur des chemins plus rapides et moins “hostiles”, certains gros VTTAE avec davantage de débattement pourront éventuellement sortir leur épingle du jeu. Mais pour un pilote fin au style coulé, quel que soit le terrain, le GLP2 restera toujours une arme redoutable.

Et quand la pente s’inverse, ce n’est pas mal non plus, croyez-moi… On parle ici de la vitesse de passage en montée et de la facilité qu’éprouve le pilote à maîtriser sa monture… et le vélo à dominer le terrain. Dans les montées techniques et sinueuses, le dynamisme du LP donne envie de prendre tous les intérieurs sans pour autant avoir besoin de se mettre minable… Et au bout du compte, on gagne du temps. Bien moins exigeant physiquement que la plupart des VTTAE de la concurrence, le GLP2 est un vélo qui n’est pas fatigant. Au contraire il semble vouloir préserver son pilote en l’aidant dans les franchissements, le poussant encore et toujours à monter plus haut en restant sur le vélo. À son guidon, le technicien sera encore plus apte à éviter la pose d’un pied ou, pire en VTTAE, l’arrêt de progression. Celui qui se solde par des difficultés à repartir dans la pente et vous oblige souvent à pousser le vélo à l’aide de l’assistance à la marche… Là, sur les nouvelles races de compétition qui s’annoncent, dans des liaisons techniques avec des temps serrés où il faudra pointer à l’heure sous peine d’écoper de pénalités, rouler Lapierre pourra éventuellement faire la différence. Car en VTTAE, échouer dans un passage technique en montée est synonyme, non pas de quelques secondes de perdues, mais bien parfois de plusieurs dizaines qui s’accumulent si l’on a été incapable de tout gravir sur le bike.

Et puisqu’il faut bien un petit bémol, je ne peux pas terminer ce chapitre sans critiquer une nouvelle fois le fonctionnement désagréable des freins Sram G2 RSC dès que l’on commence à enchaîner les descentes à un rythme plus soutenu… Moi qui roule en moyenne 4 à 5 fois par semaine depuis des années sur des sentiers techniques et cassants, je n’ai pratiquement jamais mal aux mains. Sauf qu’avec ce modèle qui manque de puissance et avec lequel on ne sait jamais vraiment où l’on en est au niveau du toucher, dans les descentes un peu longues de plusieurs minutes avec de gros freinages, j’ai fini par ressentir des douleurs dans les doigts. Comme à une certaine époque que je croyais pourtant révolue ! Cette ligne de freins qui conviendrait mieux à un vélo all mountain sans moteur est clairement indigne d’un tel VTTAE. C’est d’ailleurs pour moi quasiment le seul point faible que j’ai réellement noté sur le nouveau Overvolt Carbone GLP2 Team. Dommage. À choisir, sur un vélo aussi réussi, j’aurais clairement préféré trouver une transmission XO Eagle classique et des Sram Code, plus adaptés au programme du bike… À ce titre, avec ses freins Guide RE 4 pistons et sa transmission GX Eagle, le GLP2 Elite à 5999 euros se présente encore un peu plus comme la bonne affaire de l’année !

Moteur et autonomie

L’un des gros atouts du moteur Bosch Performance Line CX, c’est son mode eMTB qui apporte des sensations plus naturelles au pédalage et un support optimal sur tous les types de terrain. En clair, il vous donne l’assistance qu’il vous faut au moment précis où vous en avez besoin. C’est aussi le mode le plus facile à utiliser et le plus économique (hormis l’Eco, évidemment). Sur un parcours technique au dénivelé bien prononcé, tout en mode eMTB et avec mes 70 kilos, j’ai roulé à peu près 2h45, parcouru 43km et enregistré un dénivelé positif de 1380mCe qui, pour une batterie de 500Wh seulement, m’a paru très raisonnable.

On comprend donc mieux le choix de Nico Vouilloz d’aller à l’inverse de l’effet de mode actuel en imposant une batterie plus légère et plus compacte sur ce nouveau GLP carbone. D’avoir privilégié le plaisir de pilotage à l’autonomie. Surtout qu’avec un VTT à assistance électrique plus léger et plus dynamique, on consomme forcément un peu moins et que, finalement, 125Wh de plus (dans une PowerTube), cela ne représente guère qu’une dizaine de pourcents d’autonomie supplémentaires… De plus, vu l’encombrement assez réduit de la PowerPack Bosch, pour ceux qui le souhaitent – d’autant qu’elle est prévue sur le Team, il est assez facile d’en glisser une dans un sac à dos et, ainsi, de pouvoir parcourir quasiment le double de kilomètres. Quant aux compétiteurs qui s’aligneront au départ d’un enduro en ebike – la vocation première du GLP2, rappelons-le – avec deux batteries ou même en rechargeant à l’heure du déjeuner, ça devrait passer nickel… tout en bénéficiant sur le terrain d’un vélo plus vif, plus maniable et mieux équilibré qu’avec un élément intégré dans le tube principal. CQFD, Nico, je valide !

Qu’en penser ?

Le Lapierre Overvolt GLP2 Carbone est un modèle à part, presque décalé. Mais dans le bon sens du terme. Car une fois qu’on l’a essayé et pris en main – ce qui est extrêmement rapide –, on s’habitue très vite à ses qualités exceptionnelles qui font de lui un VTT à assistance électrique de compétition, mais pas seulement… En effet, ce qui le rend particulièrement attachant, c’est qu’il est suffisamment rigide pour un top pilote, mais tout de même plutôt confortable pour un pratiquant de base. Que c’est un VTTAE capable de plaire aux descendeurs les plus exigeants, sans pour autant sacrifier les qualités indispensables que l’on attend d’un modèle à moteur dans les montées comme en franchissement. Et, enfin, que son dynamisme, son équilibre extraordinaire, la légèreté de son train avant, tout comme sa géométrie et son panachage de roues de 29 pouces à l’avant et 27,5 à l’arrière, le rendent facile.

Dans l’ensemble, on peut donc dire que l’Overvolt GLP2 évolue dans une autre dimension. Celle du futur du VTTAE. Celle qui nous mènera bientôt vers des modèles à assistance électrique de plus en plus maniables dont le poids sera situé en-dessous des 20 kilos, tout en étant équipés de moteurs à la fois puissants, gorgés de couple et légers. À ce titre, avec le GLP2, c’est presque déjà demain ! Alors courez l’essayer, vous ne serez pas déçu… Mais attention, car une fois que l’on a posé les fesses sur un tel vélo, il est ma foi bien difficile de repasser à autre chose. Quand un VTTAE que l’on considérait un peu comme un modèle de “niche” se révèle être en fait un précurseur capable de réconcilier l’élite et la masse, il est impossible de passer à côté et de ne pas le souligner…

Vis-à-vis de la concurrence ?

Il va sans dire qu’en ce qui concerne la vivacité, le côté joueur et le plaisir de pilotage, le Lapierre Overvolt Carbone GLP2 Team place la barre très haut… Avec mon expérience et vu le nombre très important de VTTAE que j’ai eu l’occasion d’essayer ces dernières années, je peux même affirmer que ce nouveau Lapierre est un vélo unique dans son comportement. Aussi bien en descente qu’en montée et en franchissement, il est aussi amusant qu’efficace.

Pour rivaliser avec lui, je ne vois guère que les Rocky Mountain Altitude ou Instinct Powerplay BC pour leurs aptitudes en descente et les Specialized Turbo Levo ou Turbo Levo SL pour la sensation de légèreté, le rendement au pédalage quand le moteur est coupé, ainsi que pour leur agilité et leurs capacités en montée.

On peut aussi citer les nouveaux Moustache Trail ou Game, très à l’aise également quand ça monte comme quand ça descend, mais globalement, ce ne sont pas vraiment les mêmes produits… En effet, avec son allure, son design, son comportement dynamique et sa philosophie particulière, le GLP2 se classe dans une catégorie à part dont il est – pour l’instant – le seul représentant !

La gamme GLP2

Avec l’Overvolt Carbone GLP2, Lapierre a décidé de faire dans le haut de gamme et ne propose que deux modèles. Le GLP2 Team à 8499 euros, que nous avons testé et qui représente ce qui se fait de mieux chez le constructeur français pour un VTTAE prêt à courir. Il est livré qui plus est avec une batterie additionnelle “légère” de 300Wh et son sac à doc spécifique (d’origine XLC que nous avions testé...) pour la transporter “en toute sécurité”.

Et le GLP2 Elite à 5999 euros, légèrement moins bien équipé, mais largement au-dessus de la moyenne quand même ! En effet, avec son ensemble cadre/amortisseur identique au Team et une fourche Lyrik RC un poil plus basique, la grosse différence se situe en fait au niveau du train roulant avec des jantes en alu et non en carbone. Mais finalement, lorsque l’on constate que le modèle Elite parvient malgré tout à rester en-dessous de la barre des 22 kilos, on peut dire que le rapport qualité/prix de l’Overvolt Carbone GLP2 jaune et noir joue en sa faveur et en fait plutôt un produit très attractif. 2500 euros de moins pour des performances proches et un comportement quasiment identique, ce n’est tout de même pas rien !

  • Lapierre Overvolt Carbone GLP2 Team – 8499 euros
  • Lapierre Overvolt Carbone GLP2 Elite – 5999 euros
  1. Mais où est Nadine Spn?
    Ces tests me manquent terriblement.
    Je n’arrive plus à finir un seul test sur vttae.
    Entre le fait que les testeur nous servent exactement les arguments commerciaux des marques sans même pas prendre la peine de les mettre à leurs sauces et les avis qui personnellement me semblent pas ojectifs du tout tant ils sont aux antipodes de certaines évidences.
    Pourtant l’article est bien écrit, complet et les test bien menés.
    Là par exemple vous m’avez perdu définitivement en nous annonçant qu’une batterie de 625wh représente 10% d’autonomie en + 😱
    Chez moi c’est plutôt 25%.
    Où avez-vous vu que le bosch se place en-tête des moteurs les plus légers?🤔
    2,8kg déjà c’est aussi le poids du shimano steps E8000.
    Si je lis des essais et des magazines ce n’est pas pour devoir douter des informations qui y sont diffusées.
    Bien-sûr on peut faire des erreurs mais là ,à mes yeux depuis quelques articles vous perdez toutes crédibilité et je n’arrive plus à lire vos test de façon aussi légère que je pouvais le faire.

    1. Bonjour “Arpones”… Effectivement, vous avez bien le droit d’apprécier plus ou moins les écrits de certains JOURNALISTES (j’insiste sur le terme, puisque c’est mon métier depuis plus de 25 ans), allant même jusqu’à les “harponner” avec votre plume. En revanche, concernant vos doutes, laissez-moi vous confirmer qu’effectivement, sur le terrain, l’autonomie du Lapierre GLP2 n’est pas loin d’égaler (à une dizaine de pourcents près) celle d’autres VTTAE déjà testés et équipés d’une batterie Powertube de 625 Wh… Le ressenti sur le terrain, c’est justement ce qui nous permet de nous éloigner des «arguments commerciaux des marques» (pour vous citer) et de nous rapprocher de la réalité que l’on retrouve en action, sur le vélo, dans les chemins. Et en ce qui concerne le Bosch Performance Line CX de 4e génération, avec ses 2,8 kg, je suis désolé, mais il fait bien partie désormais des moteurs les plus légers et les plus compacts du marché avec le Shimano Steps E8000 ! Vous semblez oublier également que l’avis d’un testeur, s’il se doit d’être le plus objectif possible, n’en est pas moins pour autant subjectif… Par conséquent, rien ne vous oblige à partager mon opinion. Au plaisir de vous lire, donc, même si, comme je peux le deviner, ce n’est pas réciproque.

      1. Bonjour,merci pour vôtre réponse.
        Ce qui m’ennuis le plus ce n’est pas les faits mais plutôt l’orientation que vous leurs donnez en les écrivants avec quelques subtilités
        Qui induisent en erreur les lecteurs.
        Je ne sais pas si c’est fait exprès ou pas mais venant de journaliste professionnel je pense que les mots ne sont pas choisis au hasard.
        -pour le poids du moteur bosch et ça légèreté je vous cite:
        “Bosch s’est replace en tête des moteurs les plus Legers et faciles à intégrer du marché.”
        Ce qui me dérange c’est le terme “en tête”
        Quand je lis ça je comprend qu’il est le plus léger parmis les moteurs les plus léger.
        -pour l’histoire des 625wh
        Je cite:
        Surtout qu’avec un VTT à assistance électrique plus léger et plus dynamique, on consomme forcément un peu moins et que, finalement, 125Wh de plus (dans une PowerTube), cela ne représente guère qu’une dizaine de pourcents d’autonomie supplémentaires… ”
        avec vôtre explication je comprend ce que vous avez voulut dire mais avouez que c’est très subtil aussi et qu’à moins de faire une super analyse de texte compatissante il n’est pas evident de comprendre que c’est 10% avec un vélo qui serait bcp plus lourd.
        Même avec le léger surpoids d’une batterie de 625w comparé à une powerpack 500wh on est loin de perdre 15% d’autonomie.
        Enfin ce n’est pas que sur ces 2 points que je me permets tres maladroitement de juger mais plus sur une accumulation surtout après la tentative suicidaire sur le comparatif des moteurs que personne n’avait osés et pour cause…
        Là vous avez complètement raison c’est qu’il aurait été bien plus sympathique de vous adresser une critique directe.
        mais avec les reseau sociaux on ne pense pas être si proche de vous.
        Ça me servira de leçon pour la prochaine fois.
        Je vous avoue ne pas regarder le nom des journalistes à part quand je suis enchanté et étonné par la qualité des analyses technique .
        Cela n’a donc évidemment rien de personnel car je n’en ai retenu qu’un seul qui est la même à chaque fois que je regarde.
        C’est celui de nadine sapin qui m’a scotché à chaque analyse et qui peut-être simplement par le choix des mots même si je ne sais pas si c’est elle qui redige les textes ne me laisse aucun doute sur la sincérité de ses ressentis.

  2. Il semble être un vélo naturel au pilotage .. comme le levo sl … une comparaison précise nous éclairerait pas mal je pense ….

  3. Cette conception et répartition des masses et la seule existante qui permette d’avoir un vae de 20 kg dont le comportement se rapproche d’un enduro musculaire de 14 kg.
    N’en déplaisent à certains, en matière de dynamisme, maniabilité, équilibre et efficacité ça enterre tous les vae à batteries intégrées dont le poids est par conception sur l’avant.
    Le test tout bête consiste, pour un vae, à soulever la roue avant, pilote placé à côté du vélo, on s’aperçoit alors quel est celui qui possède l’avant le plus léger.
    Comparer un Lévo sl et un glp2 me semble intéressant car le glp2 qui possède un moteur 2 fois plus puissant pour sensiblement le même poids m’apparaît beaucoup plus polyvalent et plus jouissif grâce à sa puissance supérieure et un meilleur équilibre des masses.
    J’ai roulé le glp avec beaucoup de satisfaction et j’attends mon glp2 avec impatience car bien optimisé le poids devrait descendre à 20 kg pédales comprises.
    Ensuite concernant le moteur bosch, c’est bien celui qui offre le plus de puissance, de couple, d’agrément et de performance pour un usage sportif. Sachant qu’un moteur neuf doit se roder et se libérer pour en tirer toute la quintessence. Les frottements internes diminuent au fur et à mesure que les km se cumulent.
    Donc ce glp2 c’est du tout bon et un grand merci à N. Vouilloz pour tout le travail de développement. On regrettera seulement le raté de Lapierre concernant la disponibilité et les retards de livraison car pour des vélos qui ont été commandés en octobre 2019, ils ne seront livrés qu’en mai 2020.
    8 mois d’attente c’est quand même inadmissible !

  4. Merci, excellent article, cela bouleverse un peu mes projets d’achat. Super vélo, mais j’ai encore un peu de mal avec le look

  5. Bonjour. Je confirme que mes attentes des tests VTTAE me conviennent parfaitement, qualité d’écriture, points forts des produits mais aussi leurs points faibles. Genre le “problème” de freinage du GLP2…
    J’ai un moustache Race 6 2019 et votre analyse comparative me parle pleinement et je reconnais le comportement de mon Race 6 avec aussi ses points forts / points faibles.
    Je n’ai pas un recul suffisant, faute d’essais vttae multiples, pour avoir un grand sens critique. Mais quand vous reconnaissez le comportement de votre modèle perso, ça donne plutôt confiance dans la qualité des articles rédigés. Merci à vous !!!
    D’ailleurs, le comportement du GLP 2 est exactement ce que j’attends d’un vttae avec un avant léger pour les bunny ou les manuals. C’est un peu le défaut des vttae comparé au vtt classique. L’avant demande une certaine “force” pour lever. Je pense que ce sera certainement le successeur de mon Race 6 pour cet avantage important pour moi et le comportement global du GLP2.
    J’ai 48 ans, ancien descendeur et cela me titille la rétine et m’intéresse d’essayer ce genre de modèle. Je ne suis pas représentant Lapierre, juste un ancien rider.

    1. Merci mec, ça fait plaisir… On va essayer de continuer à ne pas vous décevoir ! Et n’oublie pas qu’un ancien rider n’existe pas… Quand on est un rider, c’est pour la vie !

    2. Je suis quand même un “ancien rider”. Je roule encore avec mon GT LTS team de 96 !!! Beaucoup de vos lecteurs n’étaient même pas nés lorsqu’il est sorti. J’aime rouler en vintage. Même si l’achat d’un nouveau vtt “classique” est dans mes projets.
      Bonne continuation

  6. Il a l’air vraiment bien ce bike. Et continuez à nous donner vos avis comme vous le faites à VTTAE, je les trouve très intéressant et pertinant. Merci

  7. Ce bike, je l’ai surnommé la formule1 des VTTae.
    Lapierre insiste sur son concept original, décalé, et cohérent, pour faire un bike encore plus abouti. Chapeau bas pour le design qui a énormément évolué. Et l’exercice n’était pas simple.
    Pour l’autonomie, c’est peut être mal expliqué, mais ça me parait cohérent, qu’un bike léger, nerveux et avec surement un très bon rendement, puisse avoir une bien meilleure autonomie, qu’un modèle alu, bcp plus lourd et peut être pas aussi bien chaussé.
    J’apprécie énormément qu’une marque comme Lapierre, ne rentre pas dans la démesure de la plus grosse batterie et du plus gros moulin, comme peut le faire, l’autre marque du groupe Accell.
    Reste à espérer que le prix baissera un peu, avec pourquoi pas des périphériques un peu moins connus, mais tout aussi efficace…

  8. Un vélo si bien pensé par un homme de talent et une marque comme Lapierre avec toute sa force de R&D, je trouve juste dommage de voir l’aimant de roue vulgairement accroché entre 2 rayons par un bout de plastique !!!! alors que la plupart d’autres marques l’ont bien intégré et protégé je suis un peu perplexe de cette finition !

  9. Superbike , mis au point par un super pile a fait un bike decalé sans concession sur les
    performances , plaisir de pilotage .
    Oui tous les bike passent avec des batteries intégré pour le marketing .
    Avoir 500 watts ou 600 et des broutilles çà change quoi ? Quelques 10 dizaines de km en plus . Quand une batterie pèsera 3 Kg fera 1500 watts aux meme format qu une powerpack la ce ne sera plus du marketing . Mes de 500 a 600 c est du Bla Bla .
    J ai une powerpack 500 , je mes une powerpack 500 dans mon sac a dos specifique et franchement , je ne suis pas pret de changer pour un velo a batterie integré de 600 watts .
    Bravo Lapierre , mon prochain bike ( apres essais ) sera tres certainement le GLP2 .

  10. Le seul véritable petit bémol, c’est que la différence de poids, entre les différents Powerpack Bosch, ne correspond pas, au prorata, à la différence… de capacité. Mon pack 500Wh pèse 2.6 kg. Au prorata, un pack 300Wh devrait faire 1.6kg. Mais, c’est en vérité, un peu + de 2 kg, me semble t-il. Je crois qu’elles n’utilisent pas les même cellules (d’ailleurs l’encombrement est le même, entre le 2 packs). Du coup, le gain de poids entre une 500 et une 300 est assez faible.
    500Wh pourront largement suffire, à bien des sorties. Mais, le fait de pouvoir emmener une deuxième batterie, pour les grosses virées, est une super option. Toutefois, il faudra toujours se taper l’autre batterie dans la sac à dos. A moins d’avoir un point de relais, il faudra, tôt ou tard, se taper la batterie de 500Wh dans le sac. Et contrairement à un réservoir de carburant, une batterie vide pèse toujours aussi lourd qu’une batterie pleine !!
    Tout ça pour dire, qu’il serait donc intéressant, qu’une marque comme Bosch, fasse évoluer ses packs, soit pour les alléger, soit pour en augmenter la capacité. Ne serait-ce pour donner une seconde vie, à des bikes qui ont moins de 10 ans…

  11. Intéressant tout ça mais qui peut se payer un vélo à ce prix !? Pas grand monde !!!
    Ce serait bien d’essayer aussi des modèles accessibles ce qui est très rarement le cas, pour ne pas dire jamais…Ce serait utile au plus grand nombre et non pas seulement à quelques passionnés ou/et très aisés. Il n’y a que l’embarras du choix chez Lapierre (entre autres).
    Merci !

  12. Bravo pour cet essai d’un super vttae (look terrible, originalité à contre courant), qui confirme mon expérience d’un vttae équipé d’une batterie légère de 500 wh et éventuellement une autre dans un sac à doc, ce qui est impossible avec les grosses de 625 wh ( gain minime et des looks aseptisés et communs). Gérer son autonomie en éco est contraire au plaisir que peut procurer un e-bike en mode tour ou emtb, donc 2×500 wh permettra toujours de rouler sans gestion plus loin et plus vite qu’avec une 625 wh.
    2 ans sur un Moustache trail 6 de 2018 upgradé avec Lyrik RC2 rouge, frein Magura MT7, disques flottants, cintre Spank Spike 777, potence funn orange en 30mm, déco personnalisée DYEBRO , pneus Magic Mary en 2.80. Seul ce Lapierre me fait rêver!!!!

  13. Hello tout le monde,
    Je rejoins Maxifredo, CedricN, gnis, FXavier et thonywood pour leur avis sur les essais de Chris Caprin. Je rajouterai qu’avec ceux de Ludwig Bourdon de Bigbike, ce sont les plus justes qu’il m’ait été de lire. J’ai toujours eu les mêmes ressentis lors de roulage sur des vélos identiques.
    Et comme FXavier, ce vélo bouleverse mon choix sur un projet d’achat de vttae. Le Rocky Mountain Instinct Powerplay BC Édition 50 tenait la corde… jusqu’à la lecture de cet article! Ça me rappelle le tout début de l’enduro, où le Lapierre de Vouilloz se tirait la bourre en tête des vtts testés avec le Rocky Mountain d’Alex Balaud.
    D’ailleurs, thonywood, si tu vends ton GT LTS, tu me laisses un message !!! Bon ride à tous!

  14. Salut Chris,
    J’ai super bien apprécié ton tests épouse les autres que tu fait !
    Moi je voudrais acquérir un GLP 2 elite car après ce test ! C’est le bike que j’attendais !!
    par contre je ne sais pas quelle taille choisir tu peux peut-être m’aider toi qui la roulé.
    Je mesure 169 cm donc S ou M ? Moi en musculaire j’ai un BMC trailfox em M
    Merci de ton retour
    Robert

    1. Salut Robert ! Merci pour ta confiance… En ce qui concerne la taille du cadre, pour le GLP2, je te conseille de prendre un M. Avec la potence d’origine de 35 mm, ça devrait être nickel ! Je pense que tu vas bien te faire plaisir avec ce bike…

  15. Salut Chris ! Merci de ta réponse et oui je pense que rouler sur ce GLP vas vraiment être top
    Et toi continue à faire tes testes à fonds 👍🏻

  16. Mr Caprin concernant la taille il semble que vous avez testé un M alors que vous mesurez 1m80 .Si oui pourquoi? Lapierre recommande le L mais quand on est entre 2 tailles la question se pose souvent.Un pilote de bon niveau(vous) aura un velo plus vif et plus joueur en M un pilote de niveau moyen(moi) sera plus en securité sur le L.quand pensez vous?
    PS je fais du VTT depuis 30 ans et j’ai lu pendant 25 ans toute la presse française et un jour j’en ai eu marre j’avais l’impression de ne pas apprendre grand chose et j’ai decouvert Endurotribe.tout ça pour dire que lorsque j’ai vu que vous rejoignez l’equipe je ne savait pas trop si c’etait une bonne nouvelle.En fait c’est une excellente nouvelle vos articles sont super interessant et sans langue de bois.Merci continuez comme ça.

    1. Merci pour votre commentaire… et bien content d’avoir convaincu un sceptique ! A l’avenir, Je vais tenter de ne pas vous décevoir. Pour ce qui est de la taille, vous avez raison et avec mes 1m 80, c’est exactement ce que je recherche sur un VTTAE en taille M : qu’il soit le plus joueur possible. Mais je dois avouer qu’avec le GLP2 et sa grande vivacité, un L ne m’aurait certainement pas dérangé. Je précise aussi qu’avec la stabilité légendaire des VTT à assistance électrique due au poids supplémentaire, un vélo plus vif ne sera pas forcément beaucoup moins stable sur le terrain… D’ailleurs, moi qui avait l’habitude de rouler plutôt en L avec un VTT classique, sur un VTTAE, aujourd’hui, mon expérience m’incite à ne choisir que des M (à moins, bien sûr qu’une marque ait des modèles de cadres qui taillent vraiment petits). Mais sur ce Lapierre, le choix d’un L ne devrait vraiment pas vous enlever grand-chose en terme de maniabilité… C’est donc la taille que je vous conseille. Bon ride… Dès que nous en aurons de nouveau la possibilité !

  17. C”est quand même dommage de proposer un montage sram et de voir sur la vidéo de promo, que l’on peut voir sur d’autre sites, un vtt en XT dans les mains du concepteur.

  18. Et bien moi, les râleurs pinailleurs qui “harponnent” j’aimerais surtout bien les voir rouler… Et je suis certain que je me marrerais bien… 😉
    En tous cas merci pour la façon de tester et de donner votre avis perso. Bravo !
    Aloha & Mahalo

  19. Je sais pas vous si vous avez reçu votre vélo mais nous on est toujours en attente de nos 4 glp2 team commandés en octobre 2019. Annoncé les livraisons en mars 2020 puis mai et maintenant fin juillet !
    Le covid 19 n’excuse pas tout !
    On en a marre d’attendre et on pense annuler nos commandes et s’orienter vers des Rocky altitude powerplay. C’est un vrai scandale et quand t’appelle Lapierre on te dit de rester philosophe !
    Jamais vu un responsable commercial aussi désorganisé et incompétent ! Indigne d’une grande marque comme Lapierre d’avoir aussi mal gérer la production et avoir autant sous estimée la demande. Bref, on est dégoûté d’attendre et notre patience a atteint ses limites !

  20. Et un article qui poutre sans détour, un ! Lu et relu avec le plus grand intérêt, alors merci pour la prose de qualité, hélas trop rare et rarement aussi exhaustive ou étoffée, et nuancée.

    J’en viens même à douter de mon choix qui était pourtant bien arrêté, pour mon prochain achat : joli coup !

  21. Près de 700 bornes au compteur avec mon GLP2 Elite. Les freins sont à changer bien évidemment, remplacés par du XT 4 pistons qui font le travail (prendre en compte que du fait des colliers des freins trop épais, le positionnement précis du display sur le cintre est quelque peu problématique. Moustache propose une solution) . 104 kgs, 1.92 m, le XL est très approprié pour mon gabarit avec un reach très appréciable digne d’un mondraker (mon VTTae précédent). L’autonomie reste un peu juste mais au final, je pense moi aussi qu’avec une 625 wh et son surplus de poids (batterie et cadre), je n’aurais que guère plus de distance à parcourir! Avec une batterie supplémentaire dans mon sac EVOC Ebike très confortable, je pars plus loin, plus longtemps et tout compte fait, c’est tant mieux ! Et quel plaisir de pilotage nous offre là le grand Nicolas Vouilloz ! Je retrouve tous les aspects évoqués dans le très pertinent test réalisé par Chris. J’ai noté toutefois le bruit mécanique persistant et assez perturbant de la roue libre du moteur Bosch, problème récurant pour la génération 4. Les ingénieurs s’y collent et devraient proposer une solution au plus vite j’espère!
    La géométrie, les cotes, les angles, les différentes tailles des roues… tout y est. Il est très appréciable avant même d’acheter son vélo de savoir que son concepteur évolue toujours au plus au niveau de la compétition et qui plus est, demeure un fin technicien très créatif.

  22. Bonjour,
    Merci beaucoup pour ce test très complet, détaillé, qui donne envie de se procurer ce Lapierre.
    J’attends les versions 2021, qui me devraient pas tarder…
    Pour la taille, mesurant 187cm et pesant 78kg, j’hésite entre L et XL.
    Avez-vous une recommandation à me faire ?
    Merci d’avance !

  23. Salut Chris,
    Je reviens vers l’article, lu relu et rerelu avec encore plus d’intérêt, après avoir pu poser mes fesses sur un GLP2 (le jaune et noir). Je n’ai pas eu l’occasion de rouler beaucoup ni loin, mais quelques montées rapides au dessus de chez moi (racines, petites marches etc, sud-est du côté de cailloux-land, mais dans la limite du km, évidement) m’ont tout de suite interpelé sur un point. Le vélo est en effet plus facile à manier que mon reign, en dépit de la déclivité (en montée), ce que je ne m’explique pas mais que vous signalez dans votre article. Du coup, je n’ai plus qu’une idée en tête : aller jeter un œil dans le futur pour voir ce que la concurrence va pouvoir opposer à ce concept, tout en abondant dans son sens ? (parce qu’entre la légèreté, l’aisance à la grimpette et le mode mulet qui sécurise un max en descente, tout particulièrement les gens pas forcément à l’aise : c’est la claque. J’en aurais presque oublié ma désaffection pour le Bosch ou les roues en 29″, soient-elles esseulée : c’est dire).

  24. Il serait intéressant de comparer le GLP2 et le Overvolt AM 8.6 les géo sont identiques, il diffère “juste” la répartition des masses finalement, certes les cadres ne sont pas dans le même matériaux mais à 5999€ les deux ce serait sympa de comparer.

  25. Apres essais je viens de commander Le GLP2 ” Elite ” 2021 .
    Il faut absolument essayer cet ebike .
    Effectivement apres avoir rouler un week end avec il m a etait tres difficile de reprendre plaisir avec mon bike perso du moment .
    D ou mon achat . Inutile de signaler avec quoi je roule en ce moment . Mes il est certains que le GLP2 est vraiment un velo tout a fait exceptionnel . Il suffit de l essayer pour comprendre . Dans une vie d ebikeur il faut absolument rouler avec , surtout ne pas passer a coter d un essais ne serais ce que pour sa culture personnelle .
    Au commande ont comprends , ressent que le marketing n a pas etait la priorité de ce velo mes bien la mise au point de l efficacité en monté comme en descente . Je ne suis pas journaliste peut etre que les mots ne sont pas les bons . mes allez vite essayé ce bike et vous comprendrez !

  26. Hello, Lors de l’essais vous dites j’ai roulé 2h45 et fait 43km, la question est est ce qu’l restait de la batterie ou etait elle completement vide ?

    1. Salut Franck !
      A chaque fois que je donne des chiffres en autonomie, c’est en allant au bout de la batterie, évidemment ! A l’avenir, je le préciserai…

  27. Salut Chris,

    <merci pour ta réponse.

    je reçois mon bike week 14, du coup oui je porte pas mal d’intérêt a tes commentaires. Sur ce coup ca manquait un peu d'informations genre le dernier article paru : "Moustache vs Giant" ou tu détailles bien les modes que tu as utilisés, le D+ et la distance parcourue.
    Bon en clair si tu as un peu plus d'informations je prend(son ch#nt ces lecteurs 🙂 )

    Merci
    Franck

    1. Salut !
      Je reviens justement d’une bonne sortie tout-terrain avec le Lapierre GLP2 – tout en eMTB…
      Je suis arrivé au bout de la batterie après 46 km et 1 250 m de D+. On peut donc gagner à peu près 15 % d’autonomie en utilisant à 30 % un mélange d’Eco et de Tour. Mais bon, avec du dénivelé et sur un terrain cassant et technique, ne compte pas sur plus de 50 bornes et 1 350 de D+ maximum… Ce qui, pour une batterie de 500 Wh est plus que raisonnable. La vivacité du vélo et son poids de 21 kilos et quelques permettent d’arriver à ce résultat inimaginable avec l’ancien GLP1 de 24 Kg ! Je précise que c’était avec les pneus d’origine et pas des modèles plus renforcés et à gomme tendre, genre Michelin e-Wild… car là, c’est plutôt 40 bornes max et 1 000 m de D+ !!!
      A +

  28. Salut,

    thanks dude

    Juste 1 truc, au tout debut tu dis qu’il roule moins bien qu’un Spe TurboLevo, je dirais qur c’est normal du point de vue de la section des pneus, 2.3/2.6 vs 2.5/2.8 pour le LP, normal que le LP scotche un peu plus.
    Puis selon la version ca peut aussi jouer genre le S WORK a peu etre un train roulant de meilleure qualité.

    Bon bref du détail 🙂

    Encore merci
    Au plaisir de te croiser

    Franck

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