Test du Santa Cruz Vala SL CC XX 2026

Une alternative très intéressante !

Pour l’été 2026, Santa Cruz nous propose deux versions du Vala SL CC, un VTTAE encore. plus polyvalent et léger que le modèle classique apparu en 2024. L’idée est pertinente, même si elle implique le choix de composants un poil plus “light” et surtout plus haut de gamme. Mais je vous avoue que sur le terrain, le principe m’a bien plu… Enfin un full power équipé d’un système Bosch CX à 20 kilos ! Et bien que le tarif ait tendance à piquer un peu, on peut tout de même dire merci à Santa Cruz… Car en ce qui nous concerne, le test de cette nouvelle alternative intéressante du Vala s’est révélé carrément positif. Explications.

Par Chris Caprin, Photos : Chris Cap et Fagerbé

Santa Cruz Vala SL CC XX

  • Usage all mountain
  • Roues de 29 pouces AV et 27,5 AR
  • Débattement 160 AV et 150 AR
  • Cadre en carbone CC
  • Reach 460 mm et Stack 632 mm en taille M, offset (déport de fourche) 44 mm
  • Motorisation Bosch Performance Line CX New Generation 250 watts, 120 Nm, puissance maxi 750 watts en crête, 600 % d’assistance jusqu’à 15 km/h
  • Batterie Bosch Powertube de 600 Wh + Range Extender Powermore 250 Wh (en option)
  • Commande : Bosch System Controller et Mini Remote
  • Modes d’assistance : 4 (Tour, eMTB, eMTB + et Turbo) + assistance à la marche
  • Réglages des paramètres : oui, avec l’application e-Bike Flow
  • Pneus Maxxis Assegai EXO + Maxx Grio 29×2.50 (AV) et Minion DHR II EXO + Maxx Terra 27,5×2.50 (AR)
  • Tailles (S, M, L, XL, XXL)
  • Prix : deux modèles CC à 10 999 et 12 999
  • Prix du modèle testé : 12 999 €
  • Poids vérifié : 20,25 kg (sans pédales, en taille M)

Pour 2026, le Santa Cruz Vala débarque donc avec deux nouvelles versions “SL », censées redéfinir complètement le programme d’un VTTAE pourtant déjà très polyvalent. C’est ainsi qu’avec la nouvelle Fox 36, mais aussi grâce à des composants plus légers, le modèle CC XX affiche 20,25 kg sur la balance. Résultat : un vélo nettement plus vif, avec une agilité qui devrait permettre de s’amuser encore davantage à son guidon.

Car aujourd’hui, ce que recherche le pratiquant de base, c’est avant tout d’optimiser au maximum le rapport poids/puissance en profitant d’une assistance “full power” sur un châssis facile à manier. Et jusqu’ici, avec un moteur Bosch Performance CX, on ne trouvait pas de VTTAE en dessous des 21 kg… Dorénavant et à condition d’y mettre le prix – ce qui n’est pas donné à tout le monde –, c’est désormais possible avec le Santa Cruz Vala SL.

Alors évidemment, cela demande quelques sacrifices, à commencer par le choix d’une batterie de 600 Wh seulement, qui plus est non amovible… Pour certains, c’est rédhibitoire, mais pour les autres, ça ouvre forcément la porte à des sensations de pilotage plus proches d’un VTT classique et à une réduction de la fatigue que peut provoquer à la longue le maniement d’un bike de plus de 25 kg.

En revanche, les débattements restent les mêmes (160 à l’avant, 150 à l’arrière), tout comme la géométrie et les options de réglages de la progressivité de l’amortisseur et de la hauteur de boîtier de pédalier sont toujours bien présentes.

En faisant abstraction du critère de prix, je peux vous dire que ça vaut carrément le coup et que j’ai vraiment apprécié l’aisance dont le Vala “light” fait preuve sur les sentiers sinueux et cassants que j’emprunte régulièrement. Mais on en reparlera ! Précisons également que le Vala SL CC XT Di2 à 10 999 euros passe lui aussi sous la barre des 21 kg. Ça reste une sacrée somme,, mais c’est tout de même un peu plus abordable…

Composants

Côté accessoires, hormis les éléments de suspension dont nous parlerons un peu plus loin dans l’article, on trouve des freins Sram Maven Silver avec disques HS2 de 200 mm à l’avant et à l’arrière, une transmission Sram XX Eagle AXS T-Type, un pédalier e-Thirteen en carbone avec un plateau de 34 dents et des manivelles en 160.

Au niveau des périphériques, on est sur un guidon Santa Cruz carbone 35 monté sur une potence Burgtec de 42 mm, un jeu de direction Chris King et une selle WTB Silverado. Quant à la tige de selle télescopique, c’est une OneUp avec 150 mm de débattement (en taille M), ce qui peut paraître un peu juste, même si, dans cette configuration, le Vala SL n’est pas un enduro, mais plutôt un petit all mountain…

Enfin, pour le train roulant, nous avons affaire à des roues Reserve carbone en 30 mm entre-crochets (29 pouces AV et 27,5 AR), le tout monté avec une paire de pneus Maxxis Assegai EXO + Maxx Grip (AV) et Minion DHR II EXO + Maxx Terra (AR) en 2.50 de section… Un montage un poil “light” – surtout à l’arrière – mais qui, tout compte fait, correspond plutôt bien au programme du vélo.

Suspensions

Pour ses VTTAE haut de gamme, Santa Cruz continue à faire confiance à Fox et sur le Vala SL, on trouve une fourche Fox 36 Factory Kashima version 2026 en 160 mm de débattement et un amortisseur Fox Float X Kashima lui aussi. Un montage qui permet à la fois de gagner du poids sur le train avant et évite au vélo d’être trop coller au sol au pédalage.

J’ajoute qu’après avoir essayé différents réglages, j’ai finalement opté pour une position progressive “High” sur le Flip Chip situé sur le pied de l’amortisseur et le réglage “Low” au niveau de la biellette. Globalement, en montée et surtout en descente, j’ai trouvé que c’était le plus judicieux en fonction du programme de ce Vala SL.

Alors bien sûr, avec des manivelles en 160 de long, dans les montées techniques, ça a sérieusement tendance à toucher par terre… J’ai donc installé à la place une paire en 150 et là, j’ai obtenu vraiment le vélo idéal. Celui que j’attendais, à savoir aussi sympa et à l’aise dans le dénivelé positif que dans le négatif.

Partant de cette base, en ce qui concerne les réglages, pour un pilote de 65 kilos, voilà ce que j’ai choisi…

Fox 36 Factory Kashima GripX2 160

• 65 psi et pas de tokens dans le plongeur gauche, c’est obligatoire en fonction de mon poids de 67 kilos et des 160 mm de débattement.

• Compression basses vitesses : ouvert à fond

• Compression hautes vitesses : ouvert à fond

• Rebond basses et hautes vitesses : ouvert à fond également !

Fox Float X Factory Kashima 150

• 160 psi de pression d’air pour un Sag de 30 % maxi.

• Compression basses vitesses : – 6 du plus fermé (sur 10 clics)

• Rebond hautes vitesses : – 5 du plus fermé (sur 12 clics)…

Moteur et batterie

Grâce à un remaniement des différents capteurs de haute performance qui mesurent avec précision l’action de la pédale à un rythme de plus de 1 000 fois par seconde, la motorisation Bosch Performance CX de dernière génération ressent si la montée est raide et si le vététiste se trouve sur un chemin forestier ou un sentier parsemé de pierres ou de racines.

 La motorisation réagit de manière très sensible aux variations de l’accélération, de la puissance propre de l’utilisateur et de la vitesse réelle. Ce sont ces signaux envoyé par ces divers capteurs qui permettent au pilote de bénéficier de la puissance moteur la plus appropriée. Avec sensibilité, contrôle et réponse immédiate, ou alors de manière douce, discrète et fiable pour les longues randonnées.

Mise à jour 2.0

Grâce à deux mise à jour successives en moins d’un an, on peut dire, que, sur le papier, la nouvelle motorisation Performance Line CX a gagné en polyvalence, tout en redonnant du peps à son Performance CX de 5e génération. La marque allemande annonce désormais les chiffres de 120 Nm de couple, 600 % d’assistance (jusqu’à 15 km/h) et toujours 750 watts maxi quel que soit le mode.

En eMTB +, le moteur est censé offrir une puissance quasiment identique au Turbo, mais en équilibrant davantage la pleine puissance grâce à la fonction “Dynamic Control”. Ce système s’appuie sur les capteurs mis en place sur la dernière version du CX pour offrir une motricité et une traction assez exceptionnelles, qui devrait permettre d’utiliser au mieux le surcroit de puissance maxi et de couple qu’apporte la mise à jour.

Ajoutons qu’avec l’apparition l’an dernier de l’eMTB +, le caractère du Bosch CX a évolué vers une puissance plus facile à maîtriser qu’en Turbo et une assistance plus soutenue que celle de l’eMTB classique… Ce dernier étant souvent suffisant quand ça grimpe sec, mais pas assez vif dans les portions roulantes si l’on souhaite juste aller vite sur des sentiers techniques moyennement sinueux.

Notez aussi que la fonction Extended Boost – le prolongement de l’assistance après l’arrêt du pédalage qui assure une poussée supplémentaire lorsque l’on souhaite s’attaquer à de gros franchissements –, sera très bientôt réglable dans sa durée et cela sur tous les modes. Rendez-vous au cours de l’été sur eBike Flow pour une nouvelle petite mise à jour.

Le poids de la motorisation Performance Line CX a également été réduit d’environ 100 grammes par rapport à la version précédente. Cela n’empêche en rien la motorisation de rester extrêmement robuste, comme en témoigne son boîtier en magnésium qui résiste aux conditions les plus difficiles. Et pour encore plus de fiabilité, un revêtement par poudre noire protège également des projections de pierres et des chocs, ainsi que de la formation de corrosion.

Enfin, précisons que Santa Cruz a choisi l’option la plus judicieuse – selon moi – de continuer à monter exclusivement les modèles Vala avec une batterie Powertube de 600 Wh (non démontable), mais en proposant l’option du Range Extender Powermore de 250 Wh si l’on souhaite augmenter l’autonomie. L’avantage de conserver un VTTAE plus léger pour les sorties de moins de trois heures, tout en montant à 850 Wh pour les raids de plus longue distance.

Connectivité

Intelligente, personnalisable et tournée vers l’avenir, l’application eBike Flow est l’outil de connexion avec votre futur VTTAE équipé d’une motorisation Bosch. La clé qui vous fera pénétrer dans le monde du vélo connecté. Les mises à jour en direct permettent d’améliorer sans cesse l’expérience d’utilisation grâce à de nouvelles fonctionnalités innovantes.

Avec cette application, les modes d’assistance peuvent être réglés individuellement, les activités enregistrées de manière totalement automatiques et les applications de remise en forme de type Apple Health peuvent également être intégrées.

Dans le cadre du perfectionnement technique des composants que l’on trouve sur les vélos à assistance électrique, on peut s’attendre à de belles optimisations dans les mois à venir. On parle de l’ABS, de la transmission automatique, du Drive Train Tensionner qui améliore la réactivité de la transmission ou du Trick Check qui mesure les sauts et les wheelings, déjà disponible, lui, avec la dernière mise à jour…).

Sur le terrain

Bloc accordéon (accordion) :

Comportement moteur

Pour être tout à fait honnête, je peux vous dire que j’ai été très agréablement surpris par cette “Performance Update 2.0”. En clair, nous sommes enfin arrivés à un niveau de couple digne de ce que l’on était en droit d’attendre de la part d’un leader mondial de la motorisation pour les VTTAE avec autant d’expérience.

Sur le papier, Bosch nous annonce les chiffres de 120 Nm de couple, 750 watts de puissance en crête et 600 % d’assistance jusqu’à 15 km/h. Ce qui s’est avéré largement suffisant pour venir à bout des montées les plus raides et les plus technique où la vitesse dépasse rarement ce seuil. Après, comparé à l’Avinox M2S – qui lui pousse à fond jusqu’à 25 km/h – on ira forcément moins vite dans les portions un poil plus roulantes.

Mais en jouant sur les curseurs et en restant au-dessous de + 5 en dynamique, on conserve les atouts du mode Race. En tournant les jambes à une cadence plus élevée, certes, mais avec un soutien régulier jusqu’au moment où l’assistance se coupe.

On monte les curseurs !

Autrement, les progrès sont surtout flagrants en eMTB +, où avec les 750 watts et les 120 Nm, on comble l’écart entre l’eMTB, relativement doux et le Race, plus exigeant physiquement. Le mode alterne intelligemment entre progressivité et réponse directe selon la situation que l’on trouve sur le terrain et quand on décide d’appuyer sur les pédales, peu importe la cadence, ça répond instantanément.

C’est ça, le couple, vous me direz ! Et bien justement, c’est ce qu’il manquait (et a toujours manqué…) au Bosch CX depuis des années… Et grâce à la fonction “Dynamic Control”, l’assistance reste toujours exploitable au maximum, avec une motricité remarquable, y compris sur les sentiers très exigeants, les franchissements techniques et les terrains glissants ou fuyants.

De quoi rassurez les amateurs de VTTAE les plus difficiles, qui, grâce à quatre modes dynamiques finement paramétrés, bénéficieront d’une assistance adaptée à toutes les situations. L’application eBike Flow permet évidemment de les personnaliser, tant en termes de performances (jusqu’à 750 watts, 120 Nm) que de dynamisme et de réponse à l’accélération.

Qu’il s’agisse de sentiers raides en montée, de portions glissantes sur des racines ou d’enchaînements de marches, la puissance est suffisamment généreuse, mais surtout, elle est désormais délivrée de manière moins brutale qu’auparavant.

Un couple appréciable

Une nouveauté et pas des moindre chez Bosch et je peux vous dire que c’est bien appréciable ! Si elle n’est pas exploitable, la puissance ne sert à rien, dit-on… C’est là-dessus que les ingénieurs allemands ont vraiment travaillé et sur un Performance CX-R très nerveux (parfois même un peu violent), je pense que c’est exactement ce que la majorité des consommateurs recherchait.

Et je peux vous dire qu’au guidon d’un enduro de 23 ou 24 kilos vif et nerveux comme le Haibike Hybe CF 11, dans la majeure partie des conditions, il y a quasiment de quoi rivaliser avec l’Avinox M2… Tout cela, bien sûr, en conservant le caractère original du Bosch CX.

Réglages

Avec le Smart System, il est désormais possible de paramétrer tous les modes du moteur Bosch Performance CX et il ne faut surtout pas s’en priver, tant cela change (et améliore) le comportement de l’assistance et permet de se faire un moteur qui correspond exactement à chaque type de pratique.

Notez qu’il est désormais possible de choisir d’autres modes, comme par exemple le Tour à la place du Tour +, le Sport à la place de l’eMTB ou éventuellement l’Auto… Des modes “à l’ancienne” pour certains, mais un peu plus réactifs sous le coup de pédale.

Une fois l’application eBike Flow téléchargée sur votre smartphone, il suffit de connecter le vélo et ensuite de suivre les indications.

Pour une utilisation sportive et intense en tout-terrain technique et sur un VTTAE aussi dynamique et véloce que le Santa Vala SL, voilà les options de paramétrages que j’ai choisies…

Mon choix de modes personnalisé :

Tour : +3 en assistance et +3 en accélération au pédalage

eMTB : +4 en assistance et +4 en accélération au pédalage

eMTB + : +4 en assistance et +4 en accélération au pédalage

Turbo : +3 en assistance et +3 en accélération au pédalage

85 Nm de couple en Eco et 120 Nm sur les autres modes

750 watts en crête en eMTB + et en Turbo

Autonomie

Le Santa Cruz Vala SL est pour l’instant le VTTAE équipé du nouveau moteur Bosch CX et d’une batterie de 600 Wh qui m’a offert le plus d’autonomie. En chiffre, ça donne 1 400 m de dénivelé positif, 55 km et plus de trois heures de roulage en tout-terrain technique pour un pilote de 65 kilos qui ne roule pas à l’économie et utilise en majeure partie l’e-MTB et l’eMTB + et un tout petit peu de Turbo si le besoin s’en fait sentir.

Cette version paramétrée à la hausse du moteur Bosch Performance Line CX (voir réglages) détient donc pour l’instant le record d’autonomie monté sur le Vala SL CC XX… Mais je précise tout de même que pour cela, je suis sur du plus de 80 tr/mn de moyenne en fréquence de pédalage. Ne jamais oublier que la vélocité aide à moins taper dans la batterie…

Même avec un VTTAE aussi léger (20,5 kg) et dynamique que cette version SL ! Sinon, notez qu’à la fin, lorsque l’on atteint les 30 derniers pourcents de batterie, le nouveau système Bosch ne vous prendra pas au dépourvu.

En effet, une fois arrivé à ce stade, le System Controller logé dans le top tube vous prévient de ce qu’il vous reste (deux barres orange) et réitère l’alarme visuelle lorsque l’on atteint les 20 % (plus qu’une barre), avant de passer au rouge pour les 10 restants. De plus, ce qui est appréciable, l’assistance reste optimale jusqu’au bout et ne se met en mode “survie” que sur les 5 derniers pourcents… A partir de là, le moteur ne vous donne plus que le minimum d’assistance pour aller le plus loin possible, c’est-à-dire deux ou trois kilomètres et à peine 50 m de D+.

A la montée

La première question que je me suis posé avant d’enfourcher ce Santa Cruz Vala SL, c’est bien de savoir si j’allais retrouver les excellentes sensations que j’avais eu il y a un peu plus d’un an lors du test du Vala classique… Je me souviens avant tout d’une position au pédalage parfaitement centrée au-dessus du pédalier et d’une vivacité qui donnent vraiment envie d’être mobile sur le vélo, de tirer sur le guidon et de franchir les obstacles qui se présentent sous vos roues.

Et dès que je me suis lancé à l’assaut des premières montées un peu techniques, je me suis aperçu immédiatement que le SL, fort de ses 20,5 kg, était carrément un engin taillé pour gravir les pentes aussi bien très raides que techniques. Plus polyvalent, encore plus nerveux que son grand frère, il fait preuve d’un dynamisme assez extraordinaire. De plus, grâce à sa géométrie réussie et surtout modulable, il est assez facile de se faire un VTTAE à sa pogne en fonction de son pilotage et des sentiers où l’on roule

Sa légèreté impressionne, forcément, mais ce n’est pas au détriment de la stabilité qui permet de maîtriser le vélo facilement, sans dérobades de l’arrière (même avec sa roue de 27 et demi et son pneu à gomme plutôt dure), ni tendance aux cabrages inopinés.

A ce titre, pour les terrains secs, fuyants et cassants sur lesquels je passe la majeure partie de mon temps, j’ai vite adopté l’inclinaison de l’amortisseur qui apporte le plus de progressivité et la position du Flip Chip qui rabaisse le centre de gravité et la hauteur du pédalier.

C’est là, qu’avec un amortisseur réglé à 30 % de sag, je me suis senti le mieux en motricité et que j’ai senti le Vala SL le plus à même d’exploiter la puissance du moteur Bosch Performance CX et sa nouvelle mise à jour 2.0.

Petite modification

Bon, malheureusement, avec ces réglages, j’ai vite trouvé les limites de la garde au sol avec des manivelles en 160… Pour un VTTAE millésime 2026, c’est trop long et j’ai donc rapidement monté une paire de 150 qui ont immédiatement réglé le problème ! Pour qui souhaite grimper des pentes bien raides sur des sentiers difficiles, même avec un Extended Boost réglable qui aide bien à replacer ses pédales dans les passages les plus encaissés, c’est carrément indispensable.

Dans ces conditions et avec les réglages que j’ai indiqués plus haut, on dispose vraiment d’un VTTAE très vif, mais qui apporte malgré tout une grande confiance au pilote. Un bike qui donne envie de se lancer de nouveaux défis en montée. Il faut dire qu’avec les nouveaux capteurs Bosch hyper précis qui lisent parfaitement le terrain et les 120 Nm qui permettent une cadence de pédalage moins élevée en eMTB +, ce Santa Cruz Vala SL au poids très raisonnable pour un full power, on a tout en main pour les réussir.

Pour en avoir le cœur net, j’ai évidemment essayé les autres possibilités de réglages du ratio de l’amortisseur et de la géométrie, mais je suis vite revenu en arrière… Car contrairement au Vala classique, avec un vélo à 20,5 kg, j’ai plutôt choisi la stabilité. Après, je ne dis pas que j’ai forcément raison, mais concernant le SL, ce sont les settings qui correspondent le mieux à mes attentes pour évoluer de manière détendue sur un modèle aussi léger. En tout cas, c’est pour moi le meilleur compromis en montée, comme en descente.

En effet, avec ce SL, Santa Cruz nous propose un modèle très polyvalent que l’on peut éventuellement régler de manière un peu plus agressif en géométrie et c’est que j’ai préféré. En revanche, en conservant les réglages les plus dynamiques, ceux qui roulent sur des parcours moins exigeants y trouveront certainement leur compte. Et dans ces conditions, je vous assure quele Vala SL se révèle un sacré bon pédaleur, avec un rendement assez exceptionnel sur les portions plus roulantes en tout-terrain “light”.

En descente

Le deuxième point crucial concernant le SL, c’était de vérifier si cette version “light” du Vala n’avait pas trop perdu son côté all mountain très agréable dans la pente négative… Rassurez-vous, il n’en est rien ! En perdant du poids et en adoptant certains composants moins lourds, comme la fourche de 36 au lieu de la 38 ou les pneus Maxxis EXO + à la place des Schwalbe Magic Mary à carcasse radiale, le Vala SL reste un Santa Cruz – c’est-à-dire un VTTAE toujours très agréable et performant en descente.

Il faut dire qu’avec 160 de débattement à l’avant et 150 à l’arrière, dans la mesure où le pilote ne pèse pas plus de 85, il y a largement de quoi faire. Après, si l’on dépasse ce seuil, le diamètre des tubes de fourche et la carcasse un peu légère des pneus peuvent devenir un poil limite pour une pratique relativement engagée. Mais en ce qui me concerne, c’était largement suffisant pour se faire plaisir… A condition toutefois de rouler propre et de ne pas trop en demander au niveau du grip sur l’angle et au freinage !

Comme le Vala de base, même avec un programme encore plus axé sur la polyvalence, le cadre en carbone CC à la géométrie particulièrement réussie et la cinématique efficace associés à des suspensions Fox Factory Kashima 2026, forment un ensemble assez redoutable lorsqu’il s’agit de dévaler la pente. Car même si la rigidité est bien au rendez-vous, le confort qui rassure le pratiquant amateur n’est pas en reste non plus.

Comme sur le modèle un peu plus bodybuildé, pour un full carbone en version haut de gamme (cadre, cintre, jantes Reserve), on ne se fait pas trop malmener quand ça tabasse… Et dès que l’on s’engage sur des sentiers plus trialisants, moins rapides et très sinueux, le Santa Cruz Vala SL trouve son terrain de prédilection. La maniabilité est au top et la réactivité au coup de guidon et à la relance en Tour ou en eMTB permet de se faufiler d’une épingle à l’autre à un rythme qui nécessite une belle concentration !

Ça reste un Vala !

Bon, je ne vous cache pas non plus qu’avec ses 20 kilos et quelques et ses pneus “light”, le vélo est très dynamique. Mais s’il a parfois tendance à décrocher ou à rebondir légèrement, il reste malgré tout bien posé au sol et parfaitement métrisable. Surtout avec les réglages que je préconise plus haut et qui, sur le SL, sont plus que recommandées pour qui souhaite s’amuser en toute confiance sur des petites spéciales d’enduro qui vont bien !

En revanche, côté freinage, bravo pour le choix des Sram Maven Silver, qui plantent très fort – en particulier avec des disques HS2 plus épais de 200 mm de diamètre. Avec ce type de freins, que la pente soit bien raide, la descente très longue ou les freinages appuyés et tardifs, pas de risques d’être pris de court. Il y en a plus qu’il n’en faut pour un VTTAE all mountain aussi léger que le Vala SL.

Et c’est là que l’on peut souligner encore les choix judicieux des composants effectués par Santa Cruz sur ce nouveau modèle… En proposant un moteur Bosch qui a retrouvé du peps et gagné en couple, adopter une transmission Sram AXS T-Type (XX en l’occurrence) et des freins Maven relève du bon sens.

Même si, forcément, par rapport à d’autres fabricants, on rajoute un peu de poids supplémentaire à l’ensemble. Heureusement, la marque américaine n’a pas cédé au chant des sirènes de la légèreté à tout prix !

Je tiens d’ailleurs à saluer la précision, la fiabilité et la durabilité de la transmission Sram AXS… Aujourd’hui, sur un VTTAE all mountain ou enduro, c’est clairement un atout indispensable pour une pratique sérieuse en tout-terrain. D’autant plus qu’avec l’augmentation des performances moteur, on a vraiment besoin d’un groupe axé davantage sur la robustesse que sur la légèreté ou la rapidité de la sélection

Bloc qualités / défauts :

Principales qualités

  • • Géométrie polyvalente et modulable
  • • Accord AV/AR des suspensions
  • • Dynamisme
  • • Vélocité
  • • Motorisation Bosch CX
  • • Poids
  • • Garantie sur cadre, roulements et roues Reserve

Principaux défauts

  • • Batterie non démontable
  • • Manivelles en 160 trop longues en VTTAE

Qu’en penser ?

Avec le Vala SL, on peut dire que Santa Cruz a réussi l’exploit de nous proposer un VTTAE qui a encore gagné en qualité de pédalage et en vivacité sans pour autant perdre le petit côté “Gravity” cher à la marque californienne. Tout cela en apportant sur le marché le premier all mountain full power en Bosch CX à peine au-dessus de la barre des 20 kg.

De plus, en dépit d’une batterie (non amovible, certes…) de 600 Wh seulement, l’autonomie est excellente, aidée encore une fois par le poids du vélo et son rendement particulièrement efficace. Certainement le meilleur à ce niveau, en Bosch et avec une réserve relativement réduite.

Sur le terrain, que ce soit dans le très raide en mettant le Turbo ou sur les sentiers vraiment techniques avec du franchissement en choisissant plutôt l’eMTB +, même avec sa roue de 27 et demi à l’arrière et son pneu limité, le Santa Cruz SL est sain, précis, maniable et très efficace en termes de motricité.

Il faut dire qu’avec son poids plume pour un modèle en Bosch full power, on a souvent l’impression de survoler plus facilement les petites difficultés… Même si, avouons-le, il faut quand même posséder une certaine technique pour le maîtriser à 100 % une fois  l’on a décidé d’opter pour les réglages qui donnent le plus de dynamisme au vélo !

Quant au tarif, là aussi, il est nécessaire d’avoir les reins solides pour encaisser la dépense… C’est malheureusement le prix à payer pour disposer d’un VTTAE d’exception équipé de composants et d’un châssis haut de gamme à la fois très léger, bien fini et aussi efficace en montée qu’en descente. En faisant abstraction de la somme indiquée sur l’étiquette, le Vala SL représente pour moi une alternative très intéressante au modèle de base.

Et si l’on n’a pas les moyens, alors on bosse son physique, on travaille un peu le haut du corps et… on achète un Vala à cadre alu ! Vous verrez, à ce moment-là, on sent beaucoup moins les 4 kilos supplémentaires, tout en ayant le plaisir de rouler sur un Santa bien sympathique.

La gamme Santa Cruz Vala SL CC

Elle se compose de deux modèles très polyvalents, en carbone CC (l’un en Shimano, l’autre en Sram) et à la vocation plutôt all mountain… Les tarifs sont de  10 999 et 12 999 euros. Du très haut de gamme pour un poids très contenu