The Yes Machine : le pouvoir de dire oui !
Avec l’Orbea Wild LT 2027, on entre dans une nouvelle ère qui pourrait bien représenter le futur du VTT à assistance électrique. A savoir, ne pas se laisser dicter des lois par un fabricant de moteur, mais plutôt imposer sa propre vision en collaborant intelligemment avec lui. Et avec Avinox, la marque espagnole semble avoir trouvé une oreille compréhensive pour développer son concept “Rider Synergy”… Tout cela articulé autour d’une version du fameux Wild encore plus performante. Selon Orbea, “The Yes Machine” serait donc un VTTAE capable de répondre OUI à toutes nos demandes. Il est vrai que, sur le papier, le Wild LT 2027 n’est pas loin de cocher toutes les cases… Présentation.
Par Chris Caprin, photos Orbea

Orbea Wild LT M Team RS 2027
- Usage enduro
- Roues de 29 pouces AV et AR ou 27,5 AR
- Débattement 170/180 mm AV et 170 mm AR
- Cadre en carbone OMC
- Reach 480 mm et Stack 647 mm en taille L, offset (déport de fourche) 44 mm
- Motorisation Avinox M2S RS Drive System 250 watts, 130 Nm et 750 watts de puissance en crête en mode Turbo (150 Nm et 1 500 watts en Boost pendant une minute)
- Nombre de modes : 4 (Eco, Trail, Turbo et Auto) + Boost et assistance à la marche
- Commande et console : Rider Sinergy et écran tactile Oled Avinox de 800 nits de luminosité intégrée dans le top tube
- Batterie Avinox de 600 ou 800 Wh
- Réglages : application Avinox
- Pneus Maxxis Assegai 29×2.50 EXO + et Minion DHR II Double Down 27,5×2.50
- 4 tailles (S, M, L, XL)
- 4 modèles en carbone à 6 999, 8 499, 9 999 et 12 469 €
- Poids : non communiqué

On s’’en doutait un peu, mais ça y est, c’est officiel, les chefs de produits et les ingénieurs de chez Orbea ont cédé aux charmes de la motorisation Avinox. Seulement attention, pas à n’importe quel prix… En effet, un partenariat plus intime a été décidé entre le constructeur espagnol et le fabricant chinois qui a le vent en poupe actuellement.
Celui-ci implique de laisser une marge de manœuvre assez significative à Orbea pour développer et laisser de la place à son concept RS “Rider Synergy” au sein de l’écosystème du Avinox M2S. Cela passe en premier lieu par l’utilisation d’une commande multifonctions originale RS HMI qui permet d’agir sur le choix des différents modes d’assistance, de contrôler les fonctions de l’amortisseur Fox X2 eNEO (en option seulement), d’actionner la tige de selle télescopique électrique sans fil MC10 RS et de mettre un éventuel éclairage en marche.

Exit, donc, le deuxième comodo que l’on trouve habituellement à droite du guidon sur tous les VTTAE équipés Avinox et qui sert à faire défiler les différents écrans sur la console. Console intégrée, qui elle, reste évidemment toujours d’actualité.



Mais ce n’est pas tout… Un travail sur la cartographie du moteur a permis de gagner en réactivité au niveau du démarrage de l’assistance. Un léger point faible du moteur Avinox, que l’on avait déjà souligné et qui semblerait avoir été gommé. A vérifier lors d’un prochain test. Dernier point et pas des moindres, Orbea nous annonce un bridage à 750 watts de la puissance en crête (au lieu de 1 300).


Une idée qui n’est pas mauvaise en soi pour calmer un petit peu l’escalade constatée ces derniers temps. Reste à savoir si le consommateur validera… ou pas. En revanche, et c’est plutôt bon signe, le couple reste à 130 Nm maxi. Tant mieux, car en vrai tout-terrain, c’est quand même un sérieux atout, si ce n’est le principal. Ajoutons que sur le programme MyO, il est possible – entre autres – de choisir, soit une batterie de 600 Wh, soit une de 800.

Nouveau châssis
Bon, une puissance conséquente et un couple impressionnant, c’est bien, mais sans un châssis qui permet de les maîtriser au mieux, ce n’est pas l’idéal ! Le nouveau Wild LT 2027 hérite donc d’un cadre full carbone OMR (triangle AV, triangle AR et biellette) complètement remanié et qui s’inspire du Rallon de descente sorti l’an dernier en de nombreux points. Un juste retour des choses, vu qu’à la base, c’est un peu le Wild 2024 qui avait donner l’envie à Orbea de se lancer dans la conception d’un modèle de DH.

Côté nouveautés, on note une géométrie modulable qui offre de nombreuses possibilités de réglages, aussi bien au niveau de l’angle de la fourche (entre 63,90 et 63,34°), que de la hauteur de boîtier, qui, grâce à un Flip Chip placé au niveau du pied de l’amortisseur, permet de descendre (ou monter) de 8 mm. Dans un registre différent, le pratiquant a aussi le choix entre l’option de roues en full 29 pouces ou celui du montage MX 29/27,5… En revanche, certains pourront le regretter, les batteries de 600 ou 800 Wh demeurent non amovible.


Pour le reste, le choix d’un moteur plus compact comme l’Avinox M2S a permis – non seulement d’utiliser la même cinématique de suspension que le Rallon de descente sorti l’an dernier –, mais également de rabaisser la position de l’amortisseur, de la biellette et de descendre encore davantage le top tube pour plus d’aisance dans la pente. Le centre de gravité plus bas et le recentrage des masses au-dessus du pédalier sont donc censés apporter une meilleure stabilité au vélo en descente, sans pour autant lui faire perdre les qualités de grimpeur que lui apporte sa nouvelle motorisation.

Ainsi, le Wild LT 2027 a vu sa hauteur de boîtier de pédalier (et donc sa garde au sol) augmenter sensiblement, pendant que la longueur des manivelles, elle, diminuait et passait à 155 mm. On le demande régulièrement quand ce n’est pas le cas et il est bon de noter qu’Orbea en a tenu compte. Ça évitera de toucher le sol avec les pédales dans les montées techniques et jalonnées d’obstacles. Moi, je valide !

Et parmi les améliorations notables, j’ai noté également l’abandon du passage de la câblerie dans le jeu de direction… Ce n’est vraiment pas réellement utile aujourd’hui et pour la maintenance, c’est nettement plus pratique ! Précisons aussi que tous les roulements sont étanches et que le tube de selle accepte une tige télescopique d’un débattement maxi de 220 mm.

La gamme Wild LT carbone 2027
Elle se compose de quatre modèles, deux haut de gamme équipés du système Rider Synergy complet à 9 999 et 12 699 euros et deux autres, plus abordables, avec seulement les modifications apportées sur la cartographie du moteur M2S à 6 499 et 8 999 euros. Des versions à cadre en aluminium seront également disponibles dans un laps de temps assez court…








